‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 126 sur 185 · TT · texte numérisé non relu

TT

Si a > - ,il y a ascension ; si a < - {fig. 35), il y a dépres-

sion. Pour a = tt, on a

Dans tous les cas, Tascension ou la dépression capillaire entre les lames varie en raison inverse de leur distance d.

L'équation (ii') est susceptible d'une interprétation intéressante. Son premier membre exprime le poids de liquide soulevé entre les deux lames par unité de longueur, le second est la composante verticale de la tension superficielle le long des deux lignes de contact du ménisque et des lames, également par unité de longueur. L'équation (ii') exprime donc que la composante verticale de la tension superficielle fait équilibre au poids soulevé, ce qui est une propriété évidente. On peut s'en servir pour retrouver cette équation.

On peut remarquer que le poids du liquide soutenu extérieurement au système des deux lames est égal au poids du liquide soutenu intérieurement. L'ordonnée de contact intérieure MQ est d'autant plus grande que les lames sont plus rapprochées, tandis que l'ordonnée extérieure MP est invariable et a pour valeur, d'après l'équation (8),

— sina)

MP est toujours plus petit que MQ (*).

ATtRAGTIONS ET RÉPULSIONS APPARENTES ENTRE LES LAMES PLONGÉES DANS UN LIÛUIDE. — Liiaginons que les deux lames sont suspendues à l'intérieur du liquide, comme l'indique la

(*) La valeur de z donnée par l'équation (12) ne s'applique qu'à la condition que d soit très petit. Quand l'écartement des lames est sensible, on doit employer une formule plus complète qui a été indiquée par Quet {Rapport sur les progrès de la capillarité) et d'après laquelle z est

toujours supérieur à 4/ -—^ > qui est justement la valeur limite

de z pour rf = 00 .

fig. 36, de façon à pouvoir s'approcher ou s'éloigner l'une (le l'autre, et étudions les forces qui agissent sur elles dans le sens horizontal.

Soit d'abord le cas de deux lames mouillées par le liquide {fig- 34 et 37). Au-dessus de Q et au-dessous de P les deux lames reçoivent, de la part de l'air ou du liquide, des près-

Fig. 36.

sions égales et de sens contraires qui se font équilibre. Mais entre P et Q la pression exercée par le liquide de rinlérieur à l'extérieur est moindre que la pression atmosphérique, el, par suite, celle-ci l'emporte el les lames se rapprochent. On peut représenter géométriquement , d'après les lois ordinaires de l'Hydrostatique, les forces appliquées aux divers points de la paroi par le poids d'une colonne liquide prismatique RPQS ayant pour hauteur en chaque point sa dislance au plan général de la surface libre. Le prisme MQS représente l'effet total du ménisque en P, Le prisme tronqué SQPR est l'effet résultant des deux ménisques.

On verra de môme que deux lames non mouillées {fig*^'^) sont pressées plus fort, de P en Q, par le liquide que par l'aimosphère ; elles doivent donc s'attirer.

Mais si l'on emploie {fig. 38) deux lames dont Tune est mouillée, tandis que l'autre ne l'est pas, elles paraissent se

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