ATTRACTIONS ET RÉPULSIONS APPARENTES
repousser. Le calcul montre en effet que dans ce cas les extrémités P, P' du ménisque à Tintérieur des lames sont comprises entre les extrémités 0> Q' des ménisques extérieurs (*). Alors la pression exercée entre P et Q par Tatmo-
sphère surpasse celle qui provient du liquide extérieur, et de même celle qu'exerce le liquide de P' en Q' l'emporte sur celle de Tatmosphère. Les deux effets tendent à éloigner les lames l'une de l'autre (^).
(•) Voir Poisson, Nouvelle théorie de l'action capillaire.
(') On observe fréquemment à la surface des liquides des phénomènes d'attraction ou de répulsion apparente qui s'expliquent de la même manière. De petits corps mouillés par le liquide se rassemblent, et il en est de même des corps non mouillés, mais les deux espèces de corps se repoussent.
L'expérience suivante, signalée par Mariotte {Traité du mouvement des eaux; Paris, 1700), montre bien qu'il faut chercher la cause de ces phénomènes dans la forme des ménisques au contact des corps qui paraissent s'attirer ou se repousser. On prend deux vases de verre A et B que l'on remplit d'eau, l'un A à moitié, l'autre B complètement et de telle sorte que l'eau forme au-dessus du bord un ménisque convexe. On voit les bulles d'air qui peuvent se trouver à la surface se coller au bord du vase A et garder le milieu dans le vase B. De petites baUes de verre creuses, et en général tous les petits corps mouillés, se comportent de la même manière, tandis que de petites boules de cire d'Espagne ou de toute autre substance non mouillée se disposent d'une manière inverse; elles se placent au milieu dans le vase A et au bord dans le vase B.
Pour interpréter ces phénomènes, il suffit de remarquer que la surface du liquide forme un ménisque concave contre la paroi du vase A comme au contact des corps flottants mouillés, convexe contre la paroi de B comme au contact des corps non mouillés. Il y a attraction entre le corps flottant et la paroi quand les deux portions du ménisque qui les sépare
<8' PHYSigUE MOLÉCULAIRE.
UMES nanÉES. — Pour démontrer espérimenlalemeoi que la hauteur d'un liquide entre deux lames parallèles esl en raison inverse de la distance qui les sépare, on a quelquefois recours à une expérience ingénieuse imaginée pw
Taylor('). Deux glaces planes réunies par des charnières sont disposées de façon que leur inlerseclion soit verticale et qu'elles fassent entre elles un très petit angle ;3 {Jîg. \i.
Fi g. 4o-
Considérons un point P {fig. 40) à la base de l'une des lames. situé à une distance AP = ^ de l'inlersection. La distancePO des deux lames en ce point est x tang |3, et si l'on admet que
TJZ^7T'tl^' "*■"' ''"* *^^- ^^ •=' 35 J^ «répulsion damh« conlra.re {fig. 38), comme pour deui lames ploageant dans ud mtmt liquide et pour les mêmes taisons.
f.'n'L ^'"°."^'"^'^'« Pl^ilo^ophique,, .71». Ceue expérience f«l ri^ dX r^'T"!""" """ksbée, à qui on l'attribue d'ordi..ire (Pomi--