EXPÉRIENCES DE GAY-LUSSAC
la calotte est hémisphérique et pèse ^7r/'^p. L'ascension capillaire est donc
Zz=z2 [ h
Cette correction, indiquée par Laplace, suffit dans les cas ordinaires. Pour des tubes plus larges, Hagen (*) a proposé de considérer le ménisque comme une portion d'ellipsoïde, et c'est ce qu'a fait notamment Ed. Desains (*). Enfin Quet (^) a résolu complètement la question, 'même pour le cas des tubes très larges, dans un Mémoire dont les résultats seuls onl été publiés. Après avoir montré comment on peut intégrer, dans le cas général, l'équation de la surface capillaire à l'intérieur d'un tube cylindrique ou entre deux plaques verticales, il a calculé des formules qui donnent exactement la flèche du ménisque et la distance de sa base au plan de la surface libre.
EXPÉRIENCES DE 6AT-LÏÏSSAG. — On peut aisément vérifier que l'ascension ou la dépression capillaire ne dépendent que des propriétés de la surface terminale, comme le supposent les raisonnements qui précèdent. Par exemple, dans les tubes ABCDE des/ig. 44 et 4'^» l'ascension ou la dépression est la même que si les tubes avaient partout le même diamètre qu'au point A. Une trace de matière étrangère déposée en A modifie les propriétés superficielles du liquide et du tube (la tension superficielle et l'angle de raccordement), ei par suite la grandeur de l'ascension ou de la dépression; partout ailleurs la présence de corps étrangers est indifférente.
On peut donc désormais opérer avec des tubes cylindriques, qu'on devra s'efforcer de rendre parfaitement propres, et avec des liquides purs; on vérifiera la loi des diamètres et la relation des ascensions dans un tube ou entre deux plaques de même substance ayant un écartement égal au diamètre du
(') Hagen, Académie de Berlin, i845.
(*) Ed. Desains, Annales de Chimie et de Physique, 3* série, t. LI, p. 385; 1857.
(') QuBT, Rapport sur les progrès de la capillarité. Paris, 1867.
51* PHÏSIQUE MOLÉCULAIRE.
tube. On calculera ainsi la valeur de la constanle A cosa pour
les divers liquides. C'est ce que (il en parliculier Gay-Lussac
Rf. 4i. F'«- 45.
qui le premier vérifia les rcsullals de la théorie de Laplau. (jay-Lussac ( ' ) prit un large vase de verre {fig, 46), doDt il lil
user les bords à rétneri sur un plan, afin de les bien dresser: puis il mit ce vase plein de liquide sur un support à visalantes et régla l'horizontalité du plan qui contient les bords; il plaça sur ces bords une lame métallique percée de plusieurs trous dans lesquels étaient fixés verticalement les tubes à essayer A, B, C, D ; enfin une vis à deux pointes E, F, donl on connaissait la longueur, s'enfonçait dans un écrou et pouvait affieurer par le bas avec la surface du liquide extérieur.
( '.) Laplack, Mécanique célette, Liv. X, Supplément : Théorie eapilloi^-