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MESURE DES COEFFICIENTS DE DIFFUSIBILITÉ

quantité de sel quî passe par unité de temps à travers Tunité de surface du plan de niveau x est

elle est invariable, quel que soit Xy entre x^ et x^. Elle se réduit à k pour A= — i, c'est-à-dire, d'après l'équation (2), quand la différence de concentration du liquide dans deux plans de niveau situés à l'unité de distance est égale \ \. Le coefficient de diffusion est donc la quantité de sel qui passe pendant V unité de temps à travers Vanité de surface d'une couche liquide d'épaisseur verticale 1, les concentrations aux limites de cette couche demeurant invariables et différant de I.

D'après l'équation (i) les dimensions de k sont indépendantes de celles de q et, par conséquent, de l'unité de masse. On a symboliquement

MESURB BES COEFFICIENTS BE DIFFïïSIBILFrÉ. — Fick essaya de nnesurer directementle coefQcient de diffusibilité du sel marin dans l'eau en superposant une couche d'eau distillée à une solution concentrée de sel et attendant, pour mesurer la vitesse de diffusion, que l'état permanent fût établi dans une région déterminée. Mais, comme on ne possède pas de moyen précis pour s'assurer que cette condition est réalisée, les valeurs de k sont un peu incertaines. On préfère avoir recours à Tobservation del'élat variable, en utilisant les formules déduites de la théorie de la chaleur de Fourier. C'est ainsi que M. Voit (*) a essayé de déterminer le coefficient de diffusibilité du sucre de canne dans l'eau, en mesurant la variation du pouvoir rotatoire de la dissolution à un certain niveau et à des époques de plus en plus éloignées de l'origine de la diffusion. M. Johannisjanz (*) a utilisé la déviation variable produite à divers niveaux par un prisme liquide à arêtes verticales, à traders lequel on regarde un fil tendu parallèle à l'arête; mais

(*) Voit, Annales de Poggendorff, t. CXXX, p. 227 et 898; 1867. (■) Johannisjanz, Annales de Wiedemann^ t. II, p. 24; 1877.

M. Stefan (^) remarque très llnement que, par suite du défaut d'homogénéité du liquide dans les diverses directions autour d*un point, les surfaces d*onde ne sont plus des sphères, que par suite les formules employées par M. Johannisjanz n'ont pu fournir de résultats exacts.

L'une des meilleures mesures directes que Ton possède paraît être celle de la diffusibilité du sulfate de zinc dans Feau, obtenue par M. H.-F. Weber (*) à l'aide d'une méthode ingénieuse, fondée sur l'observation de la polarisation électrique variable de deux lames de zinc amalgamé dans le sulfate de zinc. Nous ajouterons que M. Stefan (') a calculé les coefficients de diffusion qui se déduisent des excellentes observalions de Graham (*), signalées page 83*, et que ces derniers nombres fournissent encore actuellement le meilleur ensemble de mesures que l'on possède. Nous les reproduisons avec quelques autres dans le Tableau suivant, où les valeurs de k sont exprimées en unités G. G. S. Ce sont donc les poids de sel qui se diffusent en une seconde à travers une couche liquide de i"ide base et de i*^°> de hauteur, en supposant que les poids de sel par centimètre cube du liquide, de part et d'autre de la couche, diffèrent de is'.

(') Stefan, Wiener Berichte, t. LXXVIII, 1878.

(•) H.-F. Weber, Vierteljahrschrift der Zuricher naturforschenden Gesellschaft (1878), et Annales de Wiedemann, t. VII, p. 469 et 536

(•) Stefan, Berichte der Wiener Akademie, t. LXXIX, 1879.

(*) Philosophical Transactions^ t. CLI, p. i83; 1861.

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