‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 141 sur 185 · EXPERIMENTATEUR · texte numérisé non relu

EXPERIMENTATEUR

Voit.

Graham (Stefan).

Voit.

Graham (Stefan).

Fick (Stefan).

Id.

Graham (Stefan).

Id.

H.-F. Weber.

Graham (Stefan).

Id.

Id.

Id.

Id. .

Les recherches de M. Weber, aussi bien que celles de Fick et de Graham, élablissenl que le coefficient de dififusibilité croît rapidement avec la température. Ainsi, pour le sulfate de zinc, on aurait, d'après M. Weber,

t représente la température centigrade. Au reste, d'après le même expérimentateur, ainsi que d'après M, Schumeister ( * ), le coefficient k ne serait pas rigoureusement indépendant de la concentration, comme le voudrait la théorie que nous avons exposée. Ainsi, pour le chlorure de potassium de concentrations 0,1 et 0,3, on aurait respectivement

et k^ni^y.jo

(«) ScHUMEiBTER, Wiener Berichte, t. LXXIX, 1879. Parmi les travaux qui se rapportent à la diffusion des liquides, il convient encore de citer les recherches de Beilstein {Annales de Liebig, t. XCIX), qui ont fourni les valeurs relatives des coefficients de diffusibilité d'un certain nombre de substances.

pour riodure de potassium de concentrations o, i, o,3 et 0,9, on aurait

A: = 129,6.10-% A=zi44>7-io~' et X:=: 167,8.10-'.

D'après M. Soret (*), la Joi élémentaire de la diffusion à température t variable serait représentée par la formule

dt dx\ àx dx )

et dépendrait de deux coefficients, relatifs, Tun A: à la concentration, l'autre X:' à la température. Il a en effet constaté qu'un liquide primitivement homogène ne conserve pas en tous ses points une concentration identique quand on en porte les diverses parties à des températures différentes; l'équilibre final est alors donné par la relation

ox ax

Au reste, il convient d'ajouter que, tandis que certains liquides sont susceptibles de se diffuser Tun dans l'autre en toutes proportions, d'autres, Teau et Télher, par exemple, tendent vers un équilibre limité tel, que le résultat de la diffusion est formé de deux liquides complètement distincts et séparés par une surface plane et horizontale. Ainsi, dans le cas de Teau et de l'éther, le liquide inférieur est de l'eau mêlée d'une certaine proportion r d'éther, le liquide supérieur de l'éther mêlé d'une proportion /*' d'eau. Ces phénomènes complexes n'ont pas encore été étudiés d'aussi près qu'ils le méritent.

M. Duclaux a vu des mélanges liquides homogènes se séparer à une température convenable en deux couches complètement distinctes; il a même fondé sur cette observation la construction de curieux thermomètres à maxima et à minima (*). Par exemple, un mélange de 1 5<^*^ d'alcool amyJique,

(*) Soret, Archives de Genève, 3" période, t. II, p. 48; 1879. (») Duclaux, Comptes rendus, t. LXXXI, p. 8i5; 1876.

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