‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 38 sur 185 · VÉRIFICATION DE LA VIS MICROMÉTRIQUE · texte numérisé non relu

VÉRIFICATION DE LA VIS MICROMÉTRIQUE

tourner la vis d'une circonférence complète à chaque fois, les divisions tracées seraient égales à o™, ooi , et, la première étant à Tun dçs bouts du mètre, la millième arriverait nécessairement à Tautre extrémité ; mais dans la pratique cela n'arrive pas, et il faut commencer par étudier la machine avant de l'employer. On fixe le mètre sur la plaque mobile parallèlement à la vis, on place au-dessus un microscope portant des fils croises, el Ton vise l'extrémité, puis on fait marcher la machine ; le mètre se déplace, et l'on compte le nombre de tours qu'il faut faire pour amener l'autre extrémité sous la croisée des fils du microscope. Cette opération ne peut se faire en une seule fois, parce que la vis micrométrique n'a pas I™ de longueur; mais on fractionne le mètre en parties successives sur lesquelles on fait séparément cette opération. On trouvera généralement que le nombre total des pas de vis contenus dans la longueur du mètre ne sera pas égal à looo ; par exemple, il sera égal à 998. Cela voudra dire qu'un pas de vis

est égal en moyenne a — ^ de millimètre ou i'"'",oo2, et, par

suite, si l'on veut tracer 1000 divisions sur la règle, il faudra les espacer d'une fraction de pas de vis représentée par 0,998 el faire tourner la vis de cette fraction de tour entre deux divisions consécutives ; dans ce cas, on est sûr que la millième division tombera exactement au second bout du mètre, si la division initiale coïncide avec le premier.

YÉBmCATIOH DE LA VIS nGROKÉTBianE. — La machine à diviser ne sert pas exclusivement à diviser des. règles ; on l'emploie aussi à mesurer des k)ngueurs, par exemple la distance de deux traits tracés sur un tube de verre, etc. C'est précisément à des mesures de ce genre que l'on a recours pour vérifier la vis micrométrique de la machine à diviser : à cet effet, on détermine le nombre de tours el la fraction de tour qu'il faut faire effectuer à la vis pour transporter la croisée de fils d'un microscope, placé à poste fixe sur le chariot de l'appareil, d'une longjieur égale à la longueur à mesurer ; puis on répète successivement cette opération en utilisant des portions de plus en plus éloignées de la vis, de manière à reconnaître lés

endroîls défectueux. Au resle, il n'est pas nécessaire, et il serait à peu près impossible d'amener la vis à un degré ^^ perfection tel que toutes les mesures fournissent des «'ambres identiques : il suffit que ces nombres varient très peu et d'une manière continue. Quand ce résultat est atteint, on utiiise les mesures précédentes pour dresser une Table de correction indiquant en regard de chaque nombre de tours exact la longueur correspondante que fournirait la lecture de l'appareil s'il était parfait. On aura recours à cette Table pour corriger toutes les mesures ultérieures.

VEBHIER (M- — Grâce à la machine à diviser, nous savons maintenant diviser les règles en millimètres et adapter ces règles à tous les appareils qui devront mesurer les longueurs; mais cela ne suffit pas encore : il faut pouvoir pousser plus loin la division du mètre, apprécier des fractions de millimètre. Il y a pour atteindre ce but un appareil fort simple : c'est le vernier.

Prenons une règle de cuivre d'une longueur totale de 9'^™ ; divisons-la en 10 parties égales au moyen de la machine précédente, puis disposons cette règle le long du mètre de manière à pouvoir aisément la faire glisser contre son arête divisée : cette règle sera un vernier. Puisque sa longueur totale est de 9™" et qu'elle est divisée en 10 parties, chaque divi-

sion vaut — de millimètre, pendant que la valeur des divi-

sions du mètre est de 1™"* ou — ; la différence est donc

Page 1