MANIÈRE DE FAIRE DES POIDS
Pour les analyses chimiques et en général pour les pesées d'un petit nombre de grammes, il peut être indispensable d'obtenir le poids à une fraction de milligramme près. Pour éviter l'emploi de poids trop petits, et abréger en même temps Topération de la tare et de la pesée, on a recours à un artifice. Le fléau porte gravées des divisions équidistantes, i j} sur lesquelles on peut disposer un petit cavalier formé d'un fil métallique contourné, comme l'indique la • fig. 53. Ce cavalier porte à sa partie supérieure une boucle B que Ton enfile à
l'aide d'une tige coudée T traversant, à frottement, la paroi de la cage de la balance. En manœuvrant convenablement la lige, on peut déposer le cavalier sur une division quelconque du fléau, l'enlever, le faire glisser, et établir promptement l'équilibre exact. Chaque division de la tige dont on fait avancer le cavalier représente l'addition dans le plateau correspondant de j^o de milligramme.
HAHIÈBE DE FAIBE DES POIDS. — On ne doit pas ajouter une confiance complète aux fractions de gramme que l'on trouve dans le commerce, et, comme il est toujours facile de les préparer, il vaut mieux ne se fier qu'à soi-même. Voici comment on peut faire des poids. On choisit un fil de platine fin, passé plusieurs fois dans la même filière et pesant environ is»* pour une longueur de i™; après en avoir coupé un poids quelque peu supérieur à is% on lime son extrémité jusqu'à la réduire à 1^ exactement ; on l'étend ensuite dans une rainure rectiligne pour mesurer sa longueur précise, et, comme chaque dixième de la longueur totale doit peser os*", i, on le coupe pour former 08^,5, os^,2, o8%i, en prenant A , tV> ïV ^^ '^ longueur. Il reste un dernier dixième, pesant o8%i, que l'on étend dans une autre filière jusqu'à l'amener à une plus grande longueur, égale à i"' environ. On répète, pour obtenir les centigrammes,
no INSTRUMENTS DE MESURE.
Topéralion que Ton vient de faire pour les décigrammes, et on la continue pour les milligrammes. Cette méthode est aussi exacte qu'elle est simple. On peut ensuite replier les petits c^^lindres que Ton vient d'obtenir et leur donner une forme qui rappelle leur poids.
Rappelons, pour terminer, que ces poids sont faits pour être exacts dans le vide ( * )?
Nous apprendrons à faire la correction des pesées, relative à la poussée de l'air, quand nous nous serons familiarisés avec les lois de la dilatation des corps par la chaleur.