SA
C'est la valeur de la pression P exprimée en unités C.G.S.
La pression du gaz, c'est-à-dire la pression rapportée à l'unité de surface, est
/? = ^- = A.i3,596.98o,896^y"*'s par centimètre carré.
Elle est proportionnelle à h.
Quand on n'a à comparer entre elles que des pressions mesurées en un même lieu, on se borne le plus souvent à donner la valeur numérique de A, et Ton dit parfois dans un langage abrégé, mais incorrect, que la pression est de h centimètres de mercure. Il faut toujours entendre par là que cette pression ferait équilibre, sur une surface quelconque, à l'effort transmis en sens contraire par une colonne de mercure de hauteur h.
L'appareil figuré ci-dessus (y?^. 88) offre un moyen de bien démontrer l'existence de la pression atmosphérique; il porte un second tube DEF en communication libre avec l'air par D et avec la cloche par F. Quand tout est dans l'air, les deux niveaux D et E sont les mêmes ; mais, au moment où l'on enlève peu à peu le gaz de la cloche, la pression y diminue et le mercure s'élève en E. En même temps il baisse en B et s'élève en A.
£XPÉBI£NC£ DE TORBIGELLI ( * ). — La disposition qui permet de mesurer la pression exercée par l'atmosphère a été imaginée
(*) Cette expérience, dont ridée est due à Torricelli, fut d'abord réalisée par Viviani, son élèye, en i643. TorriceUi ne tarda pas à la répéter, et il in-
Fig. 89.
170 HYDROSTATIQUli:.
par ïorricelli. Ce savant prit un long tube de verre fermé par le bas, le remplit de mercure et le retourna dans une cuvelie contenant aussi du mercure; retirant ensuite le doigt, il cessa de soutenir le liquide dans le tube, et alors il le vit baisser ei
s'arrêter après Quelques oscillations à une hauteur qui, dans notre système de mesure est de 76"** en moyenne {fig, 89). On en conclut que la pression de l'atmosphère fait équilibre à une colonne de mercure de 76*^™ de hauteur. Elle est donc exprimée en grammes-poids par
76xi3,59=:io33s'-,3
par centimètre carré, et en dynes par 1 o33 . 3 . 980 , 896 = I o 1 3 56o<*-
nés
par centimètre carré.
La pression totale supportée par une surface de S centimètres carrés est de io33,3 S grammes-poids ou de ioi356oS dynes.
L'expérience de ïorricelli a été étendue et variée par Pascal; elle fut faite avec de Teau, du vin et de Thuile (*), et l'élévation des divers liquides fut trouvée en raison inverse de leur densité, ce qui est conforme à la théorie; elle fut répétée sur le sommet des édifices et des hautes montagnes, et la hauteur barométrique y fut moins grande qu'à leur base, ce que Pascal avait prévu (2). C'est à cette occasion qu'il posa les
diqua la pression atmosphérique comme la cause du phénomène; il recoonui le premier Texistence des variations barométriques accidentelles.
Torricelli avait communiqué le résultat de son expérience au P. Mersenne, en 1644 ; celui-ci en fit part à Pascal. Voir Thcrot, Note historique sur Vexpériencc de Torricelli {Journal de Physique ^ i" série, t. I, p. 171}, et \es Expériences de Pascal sur le inde et la pesanteur de l'air {ibid., p. 267).
(*) Ces expériences furent faites à Rouen. Pascal attribuait alors 1c phénomène à l'horreur du vide (Pascal, Expériences nouvelles touchant le vuidty Paris, 1647]. Il no tarda pas à rectifier cette manière de voir.
(') La principale expérience fut faite, le 19 septembre 1648, à Clermont-