CONSTRUCTION DU BAROMÈTRE
principes de Téquilibre des liquides et des gaz tels que nous les avons exposés, et qu'il donna la théorie du baromètre à laquelle, il n/y eut plus rien d'essentiel à ajouter. Nous allons entrer dans tous les détails nécessaires pour faire comprendre ia construction de cet appareil.
GOHSTRUGTIOH DU BAROMÈTRE (*). — On choisit- un tube de verre ou de cristal bien droit, régulier dans toute sa longueur et exempt de bulles ou de stries. Pour le nettoyer, ce qui est essentiel, on le lave à Tacide azotique bouillant, puis on le rince avec de Teau distillée et on le sèche ; ensuite on ferme un des bouts à la lampe, et Ton souffle à l'autre extrémité une ampoule dont on verra bientôt Tusage. Le tube étant prêt, il faut ensuite choisir et purifier le mercure, afin que sa densité soit toujours la même ; il faut surtout le débarrasser d'un oxyde noîr qui se forme spontanément à l'air, qui ternit le métal et le fait adhérer au verre. Dans ce but, on le traite par l'acide azotique, qui dissout Toxyde et les métaux étrangers, et l'on prolonge l'action en agitant de temps en temps, jusqu'au moment où l'on voit naître des vapeurs rutilantes; ensuite on
Ferrand et au sommet du Puy-de-Dôme, par Péricr, beau-frère de Pascal, et 1c P. Chastin. La dépression au sommet du Puy-de-Dôme fut de 3 pouces I ligne 5. Le résultat de cette expérience fut publié par Pascal {Récit de Ut grande expérience de l* équilibre des liqueurs; Paris, i6/58). Le Traité de Véquilihre des liqueurs ^ terminé en i653, ne fut publié qu'en i663, après la mort de l'auteur.
(*) Ce n'est que bien tard que Ton a connu les précautions nécessaires pour la construction d'un baromètre exact. Au début, on négligeait de faire bouillit* lo mercure à l'intérieur du tube barométrique, et ce n'était que par hasard que l'on pouvait rencontrer deux baromètres comparables entre eux.
Picard ayant observé, en 1675, que, quand il agitait son baromètre dans l'obscurité, la partie supérieure de la colonne devenait lumineuse, divers physiciens, parmi lesquels Jean Bernoulli, cherchèrent, sans succès, soit à reproduire le phénomène à coup sûr, soit à en découvrir la cause. Dufay annonça, en 1723, que les baromètres dans lesquels le mercure avait bouilli d(>venaient lumineux par l'agitation, et l'on fit désormais bouillir le mercure pour se procurer des baromètres lumineux. Ce n'est qu'en 1740, cent ans après la découverte du baromètre, que Le Monnier et Cassini reconnurent que les baromètres ainsi préparés étaient seuls comparables, et vingt-deux ans se passèrent encore avant que Deluc {Recherches sur Vatmosphère) en donnât Texplication. (Pocc, Geschichtc der Physik, p. 5o3-5o6).
ija HYDROSTATIQUE,
lave à grande eau et ron sèche. Après que l'on a terminé c préparations essentielles, on emplit le lube depuis la base jii qu'à la naissance de l'ampoule avec le mercure purifié.
En examinant l'aspect du mercure dans le tube, on y i marque de nombreuses bulles d'air interposées, mêlées à d gouttelettes d'eau, et, si l'on retournait l'appareil dans un bai comme le faisait Torricelli, on verrait une partie de ces bull monter dans la chambre barométrique et y exercer cons quemment une pression qui fausserait les indications de l'i strument. Il est donc essentiel de les chasser complètemei ce qui nécessite l'opération suivante. On dépose ce tube s
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un gril incliné où il est soutenu de distance en distance {: des appuis de fer (Jtg^. go), et l'on place autour de lui et da toute sa longueur des charbons allumés qui l'amènent à u température voisine de celle qui met le mercure en ébullilto puis on dispose à la base, en B, sur une longueur de lo' un petit tas de charbons rouges qui suréchauffent le mercu aux parties qu'ils touchent et le font bientôt bouillir. A chaq bulle de vapeur qui naît, le liquide tout entier se soulève, c'est pour le retenir qu'il y a une ampoule au sommet ; puis retombe en produisant l'effet du marteau d'eau, c'est-à-di des secousses répétées qui agitent brusquement le tube et briseraient certainement si l'opérateur ne surveillait constai ment l'ébullition et ne la modérait en retirant ou remettantd charbons, suivant qu'elle marche trop vite ou trop lentemei Au bout de cinq minutes environ, on enlève un à un les cb^