CAS DES PRESSIONS TRÈS ÉLEVÉES
Il trouva que tous les gaz s'écartent de la loi de Marlotte en offrant une compressibllité moindre que ne Tindique cette loi.
Plus récemment, M. Cailletet a résolu d'une manière complète le problème de la compressibllité des gaz sous de hautes pressions, confirmé les conclusions de Natterer et montré comment elles se concilient avec les conclusions opposées auxquelles Tétude de la compressibililé sous des pressions de moins de 27**™ avait conduit Regnault.
Les premières recherches de M. Cailletet ont été faites en comprimant une masse constante de gaz dans une sorte de piézomètre muni d'un tube gradué en parties d'égale capacité et qui s'élève au-dessus du réservoir métallique, dans lequel on produit la pression. Ce réservoir contient du mercure, et l'on y refoule de l'eau à l'aide d'une pompe; l'eau transmet la pression au mercure, qui la communique au gaz du piézomètre. On obtient une évaluation approximative des pressions exercées en employant, comme manomètre, un thermomètre à mercure dont le réservoir est comprimé à l'intérieur du même piézomètre : dans des limites très larges, la diminution de capacité du réservoir et l'ascension du mercure dans la tige sont proportionnelles à la pression.
Plus tard, M. Cailletet a cherché à installer un manomètre à air libre, formé d'un tube d'acier de S""' de diamètre, rempli de mercure et adossé au flanc d'un coteau. Ce tube porte des repères fixés à des distances verticales de 1", et il communique avec un réservoir également rempli de mercure, qu'on peut élever à la hauteur de l'un quelconque des repères, de manière à équilibrer par le mercure du tube une pression représentée par un nombre quelconque de mètres de mercure.
Enfin, M. Cailletet (*) a profité, dans ses dernières expériences, d'qn puits artésien en foncement à laButte-aux-Cailles, et dont la profondeur dépasse 5oo". Le tube-laboratoire DE {Jig, 109), dans lequel on comprime le gaz, est en acier; il a i°*,8o de longueur et un diamètre intérieur de 2'^"', 5. Il est
{*)'. Journal de Physique, 1" série, t. VUI, p. 267 ; 1877.
aai HYDROSTATIQUE.
fermé à son exlrémiié supérieure par un ol . ^ enfer Emuni d'un écro
Gxé, en B, un tube en ac de longueur, disposé de peut s'enrouler dans un sur la circonférence d'un bois de 2"' de diamètre, meut autour d'un axe ve:
tourner dans le sens coi qu'on veut descendre le dans le puits ou le remon Le piézomètre A coni enfermé dans le lube-lab( tube de verre renflé à soi rieure et terminé par un
1 recourbée. Une mince ci
sée chimiquement à l'inl mercure dissout instant oit il pénètre, permet de 1 lume minimum auquel Ii dans le courant d'une exp
Le tube- laboratoire, équilibré, est descendu d:
profondeur connue; la pi par le gaz est ainsi dé distance du niveau super dans le lube-Iaboratoire à le réservoir fixe exlériei comme on connaît le vol le gaz, on a tous les élén pour déterminer la loi 1 bilité.
Les expériences de la ont porté sur l'azote. 1 avec les anciennes expéri' letet, relatives à l'air, ji le produit PV passe par u
une certaine valeur de la pression.
CAS DE PRESSIOxNS TRÈS ÉLEVÉES.
Compressibilité de l'azote.