‹ Cours de physique de l'École polytechnique (volume 5)Chapitre 85 sur 185 · PRESSION · texte numérisé non relu

PRESSION

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en mètres de mercure.

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PV,

9oii

TEMPÉRATURE

du gaz.

Le maximum de compressibilité^ correspondant au minimum de PV, apparaît ici pour une pression voisine de 60™ de mercure, après quoi le produit PV augmente et le gaz devient moins compressible.

Ce résultat général était pour ainsi dire évident, car si un gaz échappe à la liquéfaction et qu'on le comprime de plus en plus, le volume d'une masse donnée de ce gaz pour des pressions indéfiniment croissantes doit tendre non vers zéro, mais vers une certaine limite finie qu'on ne peut guère imaginer beaucoup moindre que si le gaz se liquéfiait. Si donc le gaz se comprime d'abord plus que ne l'indique la loi de Mariotte, comme les expériences de Regnault l'ont mis hors de doute, cet effet, produit pour des pressions de i à 3o*'™, doit

J. et B. — 1 (4'édit., 1888). 1" fasc.

aa6 HYDROSTATIQUE.

bientôt s'atténuer, disparaître et enlin changer de signe, ainsi que Ta observé M. Cailletel.

M. Amagat(*) a obtenu des résultats analogues. Il a d*abord étudié la compressibilité de Tazote et fixé à 5o"» la colonne de mercure qui équilibre sa pression au maximum de compressibilité; il a ensuite comparé la compressibilité des divers gaz à celle de Tazote par une méthode dérivée de celle de Pouillet {voir p. 2o4) et fixé le maximum de compressibilité correspondant pour Toxygène à loo"^ de mercure, à 65" pour Tair, à 5o°^ pour Toxyde de carbone, à 120"* pour le formène, à 65™ pour l'éthylène.

L'étude de la compressibilité des gaz voisins de leur point de liquéfaction sera reprise sous un nouveau point de vue dans le second Volume de cet Ouvrage, à propos des propriétés des vapeurs (2).

(*) Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. LXXXVU, p. 432; t. LXXXVIII, p. 336; t. LXXXIX, p. 437; 1878-79.

(') L'étude do la compressibilité des gaz sous les pressions inférieures à la pression atmosphérique est entourée de difficultés toutes particulières, auxquelles il faut attribuer le défaut de concordance des résultats obtenus par les divers expérimentateurs qui, depuis quelques années, se sont occupés de cette question. D'une part, la mesure, en colonnes de mercure, de pressions ne dépassant pas quelques millimètres ne comporte pas une grande précision, et Ton doit, d'autre part, se mettre en garde soit contre l'absorption possible des gaz par le mercure, soit contre leur condensation à la surface du verre dont sont formés les appareils. Ces causes d'erreur, négligeables quand on opère sous de hautes pressions, peuvent acquérir ici une influence sur la grandeur de laquelle on n'est pas encore bien fixé.

Nous signalerons les travaux de M. Siljestrôm {Pogg. Ann.^ t. CLI, p. ^01 e( 573; Bihang till K. Svenska ntet, Akad. Handlingar, t. 11, n* 10, 1874); de MM. Meudeleeflf et Kirpitschoff {Annales de Chimie et de Physique^ 5* série^ t. II, p. 4^7 ; 1874 ) , et de M. Amagat ( Comptes rendus des séances de t Académie des Sciences, t. LXXXll, p. 914^ 1876; Annales de Chimie et de Phjrsiquey t. XXVlll, p. 480, i883; Journal de Physique, 2» série, t. UI, p. 600).

Jusqu'ici la conclusion la plus vraisemblable, c'est que les écarts constatés

par Regnault au-dessus de la pression atmosphérique se continuent en s'atté-

nuant pour des pressions de plus en plus faibles; en d'autres termes, le

VoP quotient t^ï^ > ï pour P, > P„ et, pour les gaz autres que l'hydrogène, est •< 1

pour Pj < P„ sans que la différence i —

devienne jamais très considé-

rable. C'est dans ce sons que conclut M. Siljestrôm. M. Amagat n'a pu eon-

MANOMÈTRE A AIR LIBRE. -ity

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