GRANDE MACHINE A COMPRESSION
le second s'emplira. Cet appareil est à la fois une pompe de compression et une pompe aspirante. Dans le trajet des deux conduits ac et bd sont placés deux robinets C et I>, qui les
ferment au besoin, et un troisième robinet E, placé entre eux, sert, quand on l'ouvre, soit à rendre l'air dans le récipient c, soit à le laisser sortir du réservoir d.
SBAHSS KACEIHS k COHPBEBSIOH. — Avec une extrême simplicité de forme et une grande modicité de prix, l'appareil précédent suffit dans la plupart des cas. Si l'on veut une machine plus puissante, destinée à comprimer ou à dilater les gaz dans de grandes enceintes, on ne change rien â cette constmciion ; seulement on réunit deux ou trois corps de pompe semblables {PL I, fig. 2). On les fixe solidement, on met tous les con- , duits d'aspiration en rapport avec une sphère 0 et tous les tubes de compression avec un autre réservoir pareil J. Toutes les tiges de piston reçoivent le mouvement d'un axe commun, el une manivelle munie d'un volant sert à faire tourner régulièrement cet axe. Tout cet appareil est établi sur le sol, où il est boulonné, et toutes les parties sont reliées solidement entre elles par de forts madriers; il est construit comme une machine industrielle, avec plus de solidité que d'élégance, et l'on peut s'en servir pour obtenir des pressions de 30°*'°. C'est
J'appareil qui a servi à Regnault quand il étudiait la loi de Mariotte, et que nous retrouverons quand nous parlerons des vapeurs.
Nous verrons, à propos de la liquéfaction des gaz, comment on a pu disposer des pompes* de compression, encore plus puissantes, permettant d'atteindre aisément des pressions de plusieurs centaines d'atmosphères.