INFLUENCE DE LA TEMPÉRATURE
loi de cette diminution est bien d'accord avec le résultat des expériences de MM. Brunner et Wolf.
M. Wolf a étudié expérimentalement un autre cas très-intéressant de Faction de la chaleur. Un tube capillaire T est maintenu par des ressorts à Tintérieur d*un tube fermé F, contenant le liquide sur lequel on veut expérimenter, de rélher par exemple. Quand on chauffe ce tube au bain d*huile, on voit le liquide baisser dans le tube T, et vers 190** ou 191" le niveau de Télher est le même à Tintérieur et à Textérieur. On constate en même temps que le ménisque a perdu peu à peu sa courbure et qu'il est devenu tout à fait plan. Vers cioo", le liquide se réduit complètement en vapeur; puis, si Ton abaisse la température, on voit le liquide reparaître, et, pendant le refroidissement, les phénomènes se succèdent dans Tordre inverse de celui qu'ils affectaient dans la période d'échauffement. M. Wolf a trouvé les mêmes apparences en remplaçant rélher par du sulfure de carbone, de l'huile de naphte ou lie ralcool.
Pour expliquer l'aplalissemenldu ménisque observé dans ces nouvelles expériences, il ne suffit plus d'invoquer la diminution de la constante capillaire du liquide : il faut encore rendre compte (le la variation de l'angle de raccordement, qui est passé progressivement de 180*' à 90°. On y parvient en remarquant que, à mesure que la température s'élève, la densité de la vapeur qui surmonte le liquide augmente avec sa pression, et qu'au voisinage immédiat de la température de volatilisation totale le liciuide et sa vapeur ont sensiblement la même densité et les mêmes propriétés physiques : l'angle de raccordement doit donc avoir la même valeur pour le liquide et sa vapeur, c'est-à-dire qu'il est droit et que la surface de séparation est plane. M. Quet a appliqué le calcul à ces phénomènes remarquables, et donné des formules propres à représenter les actions capillaires dans les conditions les plus générales.
MESUBE DE LA TEHSIOH SUPEBnCIELLE DES LiaïïIDES ttUI MOUILLEHT LE ¥EBBE. ~ L'observation des ascensions dans les tubes capillaires fournit le moyen le plus précis que l'on connaisse pour
mesurer la tension superficielle des liquides qui mouillent le verre. En désignant par p la densité du liquide, par r le rayon du tube, par z rascension capillaire, et en supposant Tangle de raccordement égal à i8o« exactement ( ♦ ), on a
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Des observations de ce genre ont été faites par de nombreux expérimentateurs, tels que Brunner (2), Hagen {»), Frankenheim(*), MM. Wilhelmy(5), Mendeleeff(«) et Bède(ï). Le Tableau ci-contre, que nous reproduisons à titre de renseignement, a été dressé par M. Wûllner d'après leurs observations.
M. Valson a employé le même proéédé pour étudier l'influence exercée sur la tension superficielle de Teau par les substances salines qu'elle peut contenir en dissolution [<* ).
( * ) S'il n'en était pas rigoureusement ainsi, les nombres du Tableau ci-contrc donneraient seulement les valeurs — Acosa. D'après M. Quincke, l'angle de raccordement serait rarement égal à 180" exactement, mais cette conclusion ne parait pas très bien établie.
(•) Bruntiee, Annales de Poggendorff., t. I.XX, p. 481.
(*) HagB!C, '>^M. der Berliner Akademie, iS'jS.
(') FiANKEifOEiM, Cohâsionslehre. Breslau, i835.
(•) VSTiLHELHT, Annales de Poggendorff, t. CXIX, p. 177; t. CXXI, p. 44 *. t. CXXII. p. I .
(•) Mbndeléefp, Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences, t. L, p. Si, et t. LI, p. 97.
(') BtDE, Mémoires couronnés de l'Académie de Bruxelles, t. XXX.
(') \âlbo^, Annales de Chimie et de Physique, 3» série, t. XX, p. 36i. M. Vallon a comparé des dissolutions salines normales contenant, pour 1''* d*eau, un nombre de grammes de chaque sel égal à son équivalent. II a reconnu que l'on pouvait représenter les variations produites dans les hauteurs capillaires en attribuant à chaque acide et à chaque base un module caractéristique, de telle aorte que le module attribué à un sel quelconque soit la somme des modules de l'acide et de la base dont il est formé.
Quand on fait dissoudre dans l'eau des poids variables d'un même %o\, la hauteur capillaire h est une fonction linéaire a — bp dw poids p de sel contenu dans loov de la dissolution, tout au moins tant que le poids de sel dissous n'est pas extrêmement considérable ; a est la hauteur capillaire correspondant à l'eau pure. En désignant par e l'équivalent du sel, son module est égal à be.