MESURES DE LA TENSION SUPERFICIELLE
LioriDE.
POIDS spéclOqne.
Eaa
Acide tulfuriquc
Acide chIorbydri(|ii(' Acide nitrique
Solution de sel marin
B de nitrate de potasse.
> •de soude. .
Alcool absolu
Alcool étendu
Alcool amylique
Éth
er.
Arêtone
Acide acétique .
Acétate d'éthylc
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OBSEftVATEUI.
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Wilhelmy.
Brunner.
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Bède.
Wilhelmy.
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COHPARAISOH DES DIVERS PROCÉDÉS EMPLOYÉS POUR LA MESURE DE LA TEHSIOH SUPERFICIELLE. — Deux sortes de procédés nous ont servi pour la mesure de la constante capillaire des liquides: les uns, fondés sur l'emploi des systèmes laminaires, nous ont permis de mesurer directement la tension superficielle des liquides plus ou moins visqueux; les autres utilisant l'observation des ascensions ou des dépressions capillaires, s'appliquent de préférence aux liquides les plus fluides : les uns et les autres donnent des résultats concordants pour les liquides de faible viscosité, comme Teau de savon; mais on ne saurait affirmer qu'ils fournissent des nombres tout à fait compa-
râbles pour des liquides aussi différents que le liquide glycérique el Teau distillée. En effet, pour les liquides qui possèdent une viscosité propre considérable (laquelle appartient à toute la masse], la tension superficielle apparente mesurée par les systèmes laminaires doit être trop forte ; d'autre part, ce genre de mesure oblige à laisser pendant assez longtemps la surface sur laquelle on expérimente en contact avec Taîr, donl les poussières viennent la salir et où elle répand par son cvaporation quelques-uns des éléments qui la constituent. Cetie surface acquiert ainsi des propriétés différentes de celles d'une surface fraîche, d'où les variations, souvent considérables, signalées par tous les expérimentateurs (*)•
Le procédé par les tubes capillaires met à Tabri de tous ces inconvénients; mais il n'est pas toujours possible d y recourir, et pour un certain nombre d'applications usuelles on a dû chercher des procédés plus expéditifs. Hagen (^) proposa le premier de mesurer le poids des gouttes fournies par Técoulement lent d'un liquide à travers un tube capillaire el d'en déduire la tension superficielle. On peut tout au moins mesurer ainsi le rapport des tensions superficielles de deux liquides, en se fondant sur les considérations suivantes.
Quand une goutte se forme à l'extrémité d'un tube de rayon r, elle possède à sa partie inférieure un rayon de cour-
bure R, et la pression à son intérieur l'emporte de -^ sur la
pression atmosphérique. Si la pression hydrostatique est supérieure à cette quantité, la goutte grossit jusqu'à ce que, son poids l'emportant sur la tension superficielle, le liquide se rompe et la goutte tombe. Il en résulte d'abord que le poids de la goutte doit être proportionnel au périmètre d'attache, c'est-à-dire, entre certaines limites, proportionnel au diamètre de l'orifice d'écoulement : celte loi a été énoncée par Taie et vérifiée par M. Duclaux (3).
(•) MaraN(>o.ni, Nuovo CimentOy nouvelle série, t. HI, 1878.
(•) Hagem, Ueher Obcrjlàchm der Flùssigkeiteu [Annales de Poggendorff^
t. i.wx, p. 559).
(*) Dt'cLAL'X, Annales de Chimie et de Physique, 4* série, t. XXI, p. 378.