RECHERCHES SUR LÀ LOI DE COULOMB
clusion que Ton puisse tirer des expériences de Coulomb dont nous venons de rendre compte.
BIMMlfiUM BÉCERTES SUR LA LOI DEGOULOn. — Les expériences de Coulomb ont été faites avec un soin et des précautions qui D*élaienl guère dans les habitudes des physiciens du siècle dernier : aussi sont-elles demeurées classiques, et méritenteUes même plus de confîance que les expériences plus récentes de H. Harris (*j.
Ce physicien employait une balance nouvelle très ingénieuse, dans laquelle les forces électriques étaient équilibrées, non par la torsion d*un fli, mais par la pesanteur. A cet effet, Taiguille supportant le corps électrisé mobile était suspendue par deux fils de cocon séparés comme Tindique la Jig, 1 1 . Un tel système est en équilibre sous Tinfluence de son ^,^ propre poids quand les fils sont parallèles et ' .. Taiguille GG' dans le plan des fils. Si Ton essaye de la dévier, les fils prennent des positions obliques, le centre de gravité du système suspendu se relève et la pesanteur tend à le ramener à sa position primitive. Le mode de suspension employé par Harris est connu sous le nom de suspension bifilaire; il peut, dans des conditions convenables, ac- '^^ '' ^ quérir une sensibilité égale à celle de la balance de torsion ; nous aurons plus tard ù en faire usagt^ et nous réservons pour ce moment sa théorie complète.
Malheureusement, et bien qu'en employant un instrument précis, Harris n*a pris aucune précaution pour éviter Tinfiuence des corps électrisés ettérieurs à sa balance, et il a donné aux corps agissants des formes mal choisies au point de vue de la distribution électrique, par exemple celle des disques munis de cônes sur leur face postérieure; une telle disposition rend considérable TinOuence perturbatrice de la déperdition. \\ ne faut donc pas s^étonner que les résultats de ses expériences aient été souvent en désaccord avec la loi de Coulomb.
(*) Habiis, Philosophical Transactions, Part II (i834^.
Nous verrons par la suite que les conséquences les plus éloignées de cette loi ont toujours été en parfaite confonnité avec les résultats de Tobservation. Au reste, des expériences exécutées par M. Riess ( * ) et par M. Marié-Davy ( *)» postériearement à celles de Harris» ayant infirmé les conclusions do physicien anglais, nous nous dispenserons d*insister davantap sur ce genre de recherches et nous considérerons désormais la loi de Coulomb comme parraitement générale et rigoureuse.
(*) Riess, Reibuagselectricitàt, t. I, p. ga.
('; Comptât rendus des séances de Vyieadémie des Sciemces, t. XXXI, p. 863 (iSSo), et Mémoires de V Académie de Monfpellfer, Seeiion des Scieiieetf Lll,
DÉPERD[T10N DE L'ÉLECTRICITÉ.