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EXPÉRIENCES DE FARADAY

Taits, mats ss méthode est identique i celle que l'on emploie •UJOQi^'hui pour la mesure des capacités à l'aide d'étalons de capacité réunis dans des bottes dont nous indiquerons . plus lard l'usage.

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En comparant deux condensateurs égaux, l'un à lame d'air, l'autre dont la lame isolante était d'espèce quelconque, Cavendish mesura ce qu'il appelait la capacité des isolants et ce que nous appelons aujourd'hui leur pouvoir inducteur spécifique. Les nombres qu'il indique sont en général trop grands, parce que la durée des expériences n'était pas assez courte ei permettait aux charges de pénétrer plus ou moins profondément à l'Intérieur des lames isolantes.

B SE TAKADAT. — Avant de mesurer le pouvoir inducteur spécillque. Faraday mit son existence hors de doute

par une expérience qui est susceptible de se transformer en un procédé de mesure. On forme un condensateur double avec trois plateaux A,B, C isolés et séparés par de l'air (^g-. 4^); on

i88 ÉLECTRICITÉ STATIQUE.

charge A par la machine, et Ton met B et G en communication avec le sol. Ensuite on isole ces derniers plateaux et on les réunit à un électromètre formé de deux lames d'or ou de deux petites balles de sureau doré 6 et c voisines et isolées Tune de l'autre ; à ce moment elles sont à Tétat neutre, puisque les électricités négatives sont condensées aux faces antérieures de B et de G, et que les positives ont été chassées dans le sol. Mais si Ton vient à approcher B de A, Tinfluence augmente, une nouvelle masse de fluide — s'accumule en B; mais aussi une partie équivalente d'électricité + se transmet à la lame b de Télectromètre. En même temps que cette nouvelle charge se condense sur B, elle réagit plus énergiquement sur A et décharge d'autant la face opposée au plateau G. Alors rinduction diminue sur G, qui abandonne et laisse écouler du fluide négatif jusqu'à la lame c. Il suit de là que les deux lames 6 et c vont s'approcher, et en général on pourra reconnaître par leur mouvement et par la nature de l'électricité que prend chacune d'elles les variations d'intensité du pouvoir inducteur de A sur les plateaux B et G. Cela posé, l'appareil étant ramené à sa situation première et l'électromètre étant à l'état neutre, introduisons une lame de verre entre A et B : nous verrons se produire le phénomène que nous venons de décrire et dans le même sens, absolument comme si la lame B avait été approchée de A. Le même effet a lieu quand on remplace le verre par d'autres lames isolantes, et il n'est pas le même pour chaque substance; le verre agit moins que la gomme laque et celle-ci moins que le soufre. Nous reconnaissons là, de la manière la plus nette, l'existence du pouvoir inducteur spéciflque, tel qu'il a été déflni ci-dessus.

Pour mesurer le pouvoir inducteur spécifique. Faraday (*J et plus tard Harris ont employé la méthode suivante.

On dispose deux condensateurs à lame d'air c, c' égaux entre eux, c'est-à-dire ayant même forme, même étendue et même distance des armatures. Pour s'assurer de leur identité, on charge Tun d'eux et on mesure avec un plan d'épreuve dans la balance de Coulomb l'épaisseur électrique en un point de

(*) Expérimental Mesearehes, t. 1, p. 36o.

Fig. 47.

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