‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 49 sur 260 · CORRECTIONS BAROMÉTRIQUES · texte numérisé non relu

CORRECTIONS BAROMÉTRIQUES

on observe une différence de niveau brute L entre le mercure du barooiètre et celui de la cuvette, c'est-à-dire que Ton trouve que cette différence de niveau est de L divisions d*une règle métallique dont la température est ^ et le coefQcient de dilatation linéaire Ar. Chacune de ces divisions a pour longueur réelle I -h kt, et la différence de niveau vraie est

Pour calculer la pression P exercée par la colonne de mercure du tube, il faut multiplier la hauteur de la colonne par le poids spécifique D du mercure à t degrés dont elle est formée. Maison est convenu d'exprimer la pression P par la hauteur Ho de mercure à o^ qui est capable de la produire. On a

P = HD = HoDo,

et, en désignant par yi le coefficient de dilatation absolue du mercure,

Do l -h ut l -h [JLt

Ce n*est pas tout, car on ne peut égaler la pression à sa valeur hydrostatique que dans le cas où les vases sont assez larges pour écarter absolument les eiïets capillaires, et, dans le cas des baromètres, il n'en est ainsi que si le tube a une section supérieure à o"',o3. Le plus souvent il sera impossible de lui attribuer une section aussi grande, et alors il devient nécessaire de corriger l'effet de la capillarité, en ajoutant à la hauteur observée une quantité c que l'on nomme la dépression capil- (aire, c représente la différence de niveau que Ton observerait dans le tube et dans la cuvette si, le tube étant ouvert, la pression atmosphérique pouvait s'exercer librement à l'intérieur et à l'extérieur du tube.

La dépression capillaire dépend, pour un même li(|ui(le, de l'angle de raccordement du liquide et du verre, aussi bien que du diami'tre du tube. Or cet angle de raccordement n'est pas constant pour le mercure des baromètres, et des expériences

Jiquéc pour la première fois par Amootons, en 1G95 (Focc, Geschichte Jcr PkjsiA, p. 5u2).

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exéculées par Bravais (<], sur des baromètres venant d'une même fabrique, montrent qu'il peut varier de 3o*à 4o'. Il en résulte que la flèche du ménisque peut changer notablement et la dépression capillaire être très inégale pour deux baromètres de même section, et qu'il faudra, pour avoir les éléments du calcul de correction, mesurer et le diamètre du tube et Tangue de raccordement ou la flèche du ménisque qui permet de calculer cet angle. Pour faciliter ces réductions, on a construit des Tables fondées sur les formules de La place. Nous citerons celles de M. Delcros, que Ton trouvera dans le Tome XIV des Mémoires.de V Académie de Bruxelles. Ne pouvant les transcrire ici, nous nous contenterons, comme exemple, de citer les résultats obtenus par Bravais, quand l'angle de raccordement a une valeur moyenne de 36":

Rayon du tube.

Di^pretsion c

mm %

mm

lO

On a définitivement, pour calculer la hauteur barométrique vraie H, la formule

H = Ho -i- c -- L " -^- c.

Chacune des corrections est assoz petite pour que Ton puisse négliger les quantités de Tordre de leur produit. Il est donc indifférent d'effectuer la correction capillaire avant ou après les corrections relatives aux températures, et l'on peut simplifier la formule en effectuant la division et s'arrêtant dans le quotient aux termes qui contiennent h et \i au premier degré

(' ; Bravais, Ann. de Chim. et de Phjs.j 3" série, t. V, p. 492.

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