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BAROMÈTRE DE GAY-LUSSAC

Pour le laiton, k = 0,000019» fi = 0,00018, el Ton se borne le plus souvent à calculer H par la formule

Fig. 94.

Fîg. 95.

n SâT-UnSK ( * ) ET DE BUITEI. -- La correction capillaire est relativement si considérable et si incertaine, que les physiciens ont naturellement cherché les moyens de la supprimer. C*est dans cette intention qulls emploient des baromètres à siphon. Voici celui de Gay-Lussac, qui est le meilleur de tous. On choisit pour le construire un tube bien cylindrique que Ton coupe en deux parties : Tune AB [Jig. 94) qui formera le haut du baromètre, l'autre CD dont on fera la cuvette. On les réunit par un lubc capillaire EF, un peu rejeté sur le côté, de façon que AB et CD, la colonne et la cuvette, soient dans le prolongement Tun de l'autre. La pression s'exerce par un trou percé à l'extrémité d'une pointe rentrante C que Ton obtient en repoussant de l'extérieur à Vinlérieur le verre du tube ramolli à la lampe. Les deux niveaux étant en A et en 1) au moment d'une observation, il est évident que la pression capillaire doit être la même sur les deux surfaces et

se détruire, à la condition toutefois que la forme des deux ménisques soit absolument la même. L'appareil peut, d'ailleurs, ?e transporter aussi aisément que celui de Fortin, car, si on l'incline, il s'emplit lentement et sans secousse, à cause de

(•) G.iT-LrsBAc. Baromètre portatij (^Annales de Chimie et de Physique^ a* iérie, t. I, p. Ii3). — Rc:<TS!f, J, de Ch, médicale, t. IV, p. a38 ; IFiener Zeitschri/e, H' Partie, p. 7'|.

rélroiiesse du lube EF, el, quand on le renverse eniièrement, le mercure se partage en deux parts : Tune qui se maintient en F; l'autre qui tombe au fond de la cuvette, en C, et qui se tient au-dessous de la pointe rentrante C à travers laquelle elle ne peut s'échapper. On voit que, étant rempli complètement quand il est tenu renversé, cet instrument n'éprouvera aucune secousse pendant les transports, et que d'un autre côté le tube £F est trop étroit pour permettre à Tair de remonter dans la chambre barométrique.

Bunten a rendu cet appareil encore plus sûr en disposant sur le trajet du tube capillaire un espace dilaté CB [fig* gS] dans lequel le tube supérieur se prolonge. S'il arrive qu'une bulle d'air s'engage dans la colonne, elle vient se loger dans l'interviille compris entre la pointe et le tube extérieur.

Ce baromètre est placé dans une boîte de bois que Ton ouvre et ferme à volonté, ou bien enfermé dans un tube de laiton, comme celui de Fortin. Dans tous les cas, il y a deux

systèmes de fentes disposées vers les sommets supérieur et inférieur pour laisser voir les niveaux du liquide; deux verniers servent à mesurer ces niveaux, et une graduation tracée sur la monture permet de connaître leur distance. On trouve dans cet appareil les avantages du baromètre de Fortin avec une commodité de plus : il est moins lourd. On l'emploie cependant beaucoup moins souvent, et cela tient à ce que le mercure de la cuvette s'altère assez vile au contact de Tair, qu'alors les deux ménisques deviennent inégaux, et que Terreur de la capillarité existe sans qu'on puisse ni l'apprécier ni la corriger. Cette cause d'infériorité vient justement de ce que la compensation qu'on avait en vue n'est pas réalisée.

On construit encore, pour l'ornement des maisons bien plus que pour les besoins de la Physique, des

Fig. 96.

(') Disposition imaginée par Hookc en \Çi(j':> {Voqq. yGesch. dtr Physik, p. 583).

Fie. 97-

HB

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