GAZ
Signe de A.
lof A.
Sifne de B.
Air atmosphérique. .
Asote
Adde carbonique. . .
Hydroi'èoe
3yc435i2o ^,8389375 3,9310399 4,7381736
Nous indiquerons encore, d'après Regnault (^j, les valeurs
des quotients -p^ pour divers gaz entre i***" et 2
atm
(') Dans son second Mémoire, Regnault a proposé la forme
Xî^^= ,dbA(P- 0,76):!= B(P -0,76)»,
et il indique les valeurs de A et de B pour l'oxygène, l'oxyde de carbone el les oxydes d'axote {Relation des expériences, etc., t. II, p. a37 et suir.). (*) Relation des expériences, etc., t. II.
LOI DE MÂRIOTTE.
ao9
PfVf
Air
mu 703,78
7o3,io
9,oo3
i,oo385 i>00993 1,00634 i,oo65i 1,00739 1,00^5 1, 01083 1,01881 1, 09088 I »o9353
BioiTdo d'aiote
Oiyda de carbone
Gei dei marais
Protoiyde d'aiote
Adde carbonicpie
Acide chlorhydriqae
Acide Bolfhydrique
Anmonianiie
Acide Biilfureux
■ Cvanopèiie
Dans les calculs qui exigent une extrême précision, et quand la pression d*un gaz subît des variations considérables, on devra faire usage des résultats des expériences deRegnault; mais, pour de faibles variations de pression, les divergences sont tellement petites, qu'il fallait toutes les précautions dont s'est entouré Regnault pour les accuser sûrement et les mesurer. Il est donc sans intérêt d*en tenir compte dans la plupart des applications, et nous ne cesserons pas à Tavenir d'employer la loi de Mariotte dans nos. calculs.
En résumé, Fazote, Tacide carbonique et aussi l'oxygène se comportent comme l'air, c'est-à-dire que leur compi^ssibilité est excessive et qu'elle augmente avec la pression; elle est d'ailleurs différente pour chacun d'eux, puisque les valeurs de 2 changent avec leur nature. Quant à l'acide sulfureux, à lammoniaque et au cyanogène, qui ont été déjà examinés par Despretz, ils se rangent dans la même catégorie, et ils se compriment encore davantage. Tous ces corps s'éloignent donc de bloi de Mariotte et forment une classe de fluides caractérisés par une compressibilité excessive et qui suit une loi de progressa croissant avec la pression.
Ces conclusions ne s'appliquent point à l'hydrogène. Dans le
Y p cas particulier et unique que ce gaz réalise, le rapport y p s
J. «B. — I. i~ fatc.
montre constamment plus petit que Tunité et diminue progressivement quand la pression augmente : cela veut dire que V| est toujours supérieur au volume calculé, que Thydrogène s'écarte aussi de la loi de Mariotte, mais qu*il a une compressibilité moindre et que cette compressibilité décroît à mesure que Ton presse davantage.
Pour résumer ces résultats, on peut se représenter un gaz fictif, que nous appellerons gaz parfait^ offrant une compressibilité normale exactement conforme à la loi de Mariotte, et, ce cas hypothétique étant admis comme limite, on trouve une première catégorie comprenant l'azote, Pair, l'oxygène, l'acide carbonique, etc., avec des compressibilités d'autant plus supérieures qu'ils sont plus aisément liquéfiables; puis on trouve rhydrogène formant à lui seul une classe spéciale caractérisée par une compressibilité moindre et décroissante. La loi de Mariotte est donc une loi limite dont les divers corps gazeux s'approchent ou s'éloignent, soit en plus, soit en moins, suivant leur nature, suivant les pressions initiales qu'ils possèdent et suivant leur température.
EFFET DE LA TEMPÉRATÏÏBE. — Regnault n'a pas effectué d'expériences sur la compressibilité des gaz à haute température; mais de l'ensemble de ses recherches sur la compressibilité des gaz à o° et sur leur dilatation par la chaleur ( * ), ainsi que sur la densité des gaz (^),on peut déduire des conséquences relatives à leur compressibilité à loo». C'est ce qu'ont fait notamment M. Reye ( ^ ) et M. Schrôder van den Kolk( * ).
Le premier, guidé par des idées théoriques, a cru pouvoir exprimer la loi générale de la compressibilité des gaz (s) par
(') Relation des expériences y etc., l. I, p. i.Iq et \!\^.
(') ïbid.y p. 329 et 429-
(•) Rbye, Annales de PoggendoKffy t. CWI, p. ^24.
(*) ScHRODER VAS DEîi KoLK, Annales de Poggendorff^ t. CXVI, p. 429, cl
t. cxxvi, p. 433.
(») Soient
\ Po =/(V).
/ P...=/,(V) Ic^formiilcs qui eiprinient la loi de la compressibilité d'un gaz à o^ et à 100*. Le