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CALCUL DES ÉPUISEMENTS

pendant qu*on enlève de Tair par le jeu de la machine, il en rentre par tous les joints. Au premier moment, l'épuisement est plus rapide que la rentrée; mais il se ralentit peu à peu, et il arrive une époque où les deux actions se compensent; alors la limhe est atteinte, et un plus long travail ne produit plus d'effet.

Limitée déjà par cette première imperfection, la puissance de la machine est encore restreinte par une autre cause. Pour que le vide puisse avancer, il faut en effet que Tair puisé dans le récipient à chaque course ascendante atteigne, après que le piston est ensuite abaissé, assez d'élasticité pour soulever le clapet. Cela arriverait si la base du piston pouvait adhérer exactement au fond du cylindre; mais 11 reste toujours entre ces deux pièces et sous le clapet assez d'espace (espace nuisible) pour loger de l'air qui n'est point expulsé, et 11 arrive un moment où ce gaz, qui se dilate quand le piston monte, ne sort pas quand il descend; alors encore on arrive a la limite du vide possible.

Soient

e Tespace nuisible ;

a la pression exercée par la soupape ;

Il la pression atmosphérique.

l/air logé dans l'espace nuisible esta la pression H -r a; répandu dans le corps de pompe, il y posséderait une tension s

tant que la pression F de l'air du récipient sera supérieure à e, il passera de Tair du récipient dans le corps de pompe quand on soulèvera le piston, et» par suite, la pression diminuera dans le récipient, mais en restant supérieure à e ( ' ). L'effet de l'espace nuisible est donc de substituer à une limite de vide

nulle une limite de vide finie, égale à --— „ — •

If

^ * ) La prcs»ion x^, quand le piston est au haut de sa course, est donnée par

DISPOSITIF DE BABUET. — On doit à Babinet une disposilion qui recule notablement cette limite du vide. Elle consiste dins l'addition d'un nouveau robinet qui se place habituellement dans l'axe même du tuyau qui réunit les conduits des deux corps de pompe; il est percé d'abord d'un trou transversal CD, ensuite d'un conduit longitudinal o, et, quand il occupe une première position [fig. itiS, n"* i), il ne change aucunement les communications habituelles; mais quand on le tourne de yoP (n"" a], tout est modifié. Le corps B continue d'être en communication avec le récipient par le conduit oE, mais le corps A en est séparé. Quand on soulève le piston B, l'air arrive ; quand on le baisse, il est chassé dans le corps A, qui est alors ouvert, par un petit tube latéral mpn qui traverse le

la loi du raclangc des gaz

(i) (A-hB)x,=AP-i-e(H-hû\

Si P> -^ ,ona

c'est-à-dire

«•fH-+-fl) /A

L'équation (i) permet d'ailleurs de faire le calcul de répuisement en tenant compte de l'espace nuisible. On a, en effet,

* A-hB '^ A-t-B

A <.(H-Hti)

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