‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 72 sur 260 · DEGRÉ DE VIDE · texte numérisé non relu

DEGRÉ DE VIDE

donne à la branche FH une hauteur de Qu'Isa ù u"',.{o seulement; dès lorg, le baromètre ne commence à baisser qu'au moment où la pression de l'air devient inférieure à une colonne de mercure égale & FH, et l'appareil ne sert à juger le degré du vide que lorsque ce vide est presque complet.

Quelques machines anciennes possèdent un baromètre complet, mais on y a renoncé, et, toutes les fois qu'il faut mesurer arec précision la pression de l'air dans l'appa- j. ^^, reil, M. Begniult conseille de joindre aux en- '^

ceintes que l'on vide un appareil spécial. Indépendant de la machine et qu'il nomme manomètre harométrtque. Il se compose d'une cuvette de fonte [Jig. 124], qui est divisée en deux compartiments par une cloison ; dans l'une des auges plonge un baromètre parbit A de section très-grande, et dans l'autre se rend un tube B ouvert à ses deux extrémités et mis en relation par le haut avec les ■pparetls dans lesquels on raréfie l'air. Avant d'opérer, on ajoute assez de mercure pour couvrir la cloison médiane et faire communiquer les auges. Au moment où le vide se fait, le mercure monte dans le tube ouvert, et la pression de l'air restant est marquée par la différence de hauteur du mercure dans les deux tubes, différence que l'on mesure au cathétomètre. Si l'on veut au même moment connaître la pression atmosphérique, on mesure la différence des niveaux entre le sommet A du baromètre et l'extrémiié supérieure de la pointe H, après avoir fait affleurer sa base avec le mercure du réservoir, et l'on ajoute à celte différence la hauteur de la vis. Toutes les fois que l'on a besoin de mesurer la pression, c'est cet appareil qu'il faut consulter; si l'on ne veut que juger approximativement le degré de vide auquel on arrive, l'éprouvelle de la machine est suffisante.

- Quel degré de raréfaction peutr«n

produire avec une machine pneumatique ? C'est une question dans laquelle il faut à la fois tenir compte et des conditions théoriques et de la bonne confection de Tinstrument. A ne considérer que le point de vue abstrait, elle est facile à traiter. Soient A la capacité du réservoir, B celle du corps de pompe; admettons qu'il n'y ait qu'un piston, qu'il soit préalablement abaissé, et que la quantité d'air contenue alors dans le récipient A soit à une pression P quelconque. Quand le piston se soulève, cet air occupe le volume A + B sous une pression x„ qui, d'après la loi de Mariotte^ est

Quand le piston s'abaisse, l'air est expulsé du corps de pompe et il demeure dans le récipient à la pression Xi. L'effet d'un corps de pompe a donc été de réduire la pression de Tair

du récipient dans le rapport - — ^ • L'effet de n coups de pompe sera de le réduire dans le rapport ( -\ :

La pression œ» dans le récipient tend vers zéro d'autant plus vile que la fraction ^ est plus petite, c'est-à-dire que le

corps de pompe est plus grand.

Toutefois, le calcul qui précède ne répond pas aux conditions pratiques réalisées dans les machines pneumatiques, car les meilleures ne peuvent diminuer la pression de l'air du récipient au delà de i"'" ou a""". Il n'est pas difficile de voir en quoi notre calcul est incomplet.

Dans une machine, quelque bonne qu'elle puisse être, il y a des joints nombreux qui ne sont point parfaits : ce sont les contacts entre les pistons et les cylindres, c'est la soupape, c'est la tige qui ferme la base du cylindre, ce sont les soudures, les robinets, c'est enfin le métal lui-même qui est souvent percé de conduits imperceptibles, mais pénétrables. Dès lors.

Page 1