‹ Cours de physique de l'École polytechniqueChapitre 93 sur 260 · B CE · texte numérisé non relu

B CE

irès-pcu profond, est mobile autour de son arele inférieure C; cette paroi métallique et très-mince est maintenue dans une position inclinée en dehors par un fil tendu DE et une cale C. On verse de Teau dans le vase de manière à amener la surface au niveau supérieur de la lame qui doit être mouillée partout. Dans ces conditions, la pression hydrostatique tend *à

(*) Segner, De figiirts iuperficierum fluidorum.

(*) Youxc, An essay on the cohésion of jluids [Phil. Tram. y i8o5). ( ' ) Lamarle, Mémoires de L'Académie royale de Belgique^ t. XXXV et XXWI . (*) DiPRL, Théorie mécanique de la chaleur , et Annales de Chimie et de Physique, 4* série.

Fiff. i3.

EFFETS DE LA TENSION SUPERFICIELLE. i5

coucher CD sur CE; mais la tension superflcielle du liquide agit en sens contraire et, grâce à la faible profondeur, l'emporte sur la pression. Il sufQt donc de brûler le fil, et Ton voit la paroi CD tomber en dedans dans la direction CB.

a* On prépare une solution de savon ou mieux un liquide visqueux (liquide glycérique de M. Plateau], dont nous donnerons bientôt la recette. On mouille ensuite avec ce liquide une lame de Uiton AB verticale (fig. i3), à laquelle est adapté un fil métallique léger OC , mobile à charnière autour du point 0.

La lame et le fil étant bien mouillés, et le fli en OD, si Ton amène celui-ci

en OC, et qu'on l'abandonne ensuite, il est ramené en 01) par la lame liquide comme par une membrane fortement tendue. Ces deux expériences sont dues à M. Athannse Dupré ( * ].

3** Une lame du même liquide est mainienue dans un cadre rectangulaire en fils de fer, qu'elle mouille. On y dépose un anneau de fils de cocon et roii perce la lame irilérieurenienl à l'anneau. Celui-ci se tend alors brus(]uement et prend une forme rigoureusement circulaire. Celte expérience est due à M. Van der Mensbrugghe {'^).

4** Un fil de coton est tendu horizontalement entre deux points distants d'environ o'", 12. Un tube de verro,de ()'",io de longueur et de o'",ooi de diamètre extérieur, est garni à chacune de ses extrémités d'un anneau en fil de fcM mince et supporte, par un fil de cocon attaché en son milieu, un petit plateau de papier. Le tube étant placé contre le lil, on interpose un lic|uide qui mouille le fil et le tube, et celui-ci demeure suspendu. On peut maintenant charger le plateau de sable fin jusqu'à ce que le tube se détache. Le poids en milligranmies du système suspendu, divisé par la longueur du tube en millimètres, fournit une mesure de la tension superficielle de la lame. Comme, d'ailleurs, la lame liquide agit par ses deux faces

l''; Di'pRÉ, Théoiie mécaniqut! de la chaleur^ p. aaG (Paris, 1869), et Annales de Chimie et de Physique^ 4* **-'rJc, t. IX, p. 373.

(*) Va!I des Mb!(AHOGgue, Sur la tension des lames liquides {Académie des Sciences de Bruxelles, t. XXII. p. 3(>-S; t. XXIII, p. '|'|8, etc.).

i6 PHYSIQUE MOLÉCULAIRE.

opposées, le résultat obtenu doit être divisé par i et correspond alors à la tension superficielle d^une surface liquide unique.

Nous indiquerons par la suite des procédés moins directs, mais plus précis, pour mesurer la valeur de cette constante caractéristique.

rOBHUIE DE LAPLACE. — Nous sommes maintenant en mesure de déterminer la forme d'équilibre d'une surface liquide. Considérons un élément rectangulaire ABCI) >e- «4- ^jjg ,^j découpé sur la surface par quatre

/ plans normaux infiniment voisins, et écri-

vons que toutes les forces qui agissent sur cet élément ont une résultante normale à la surface et égale à zéro. Soient (t et </ les côtés AB et BC du rectangle, R et R' leurs rayons de courbure, a et a' les angles sous lesquels ces côtés sont vus de leurs centres de courbure respectifs, enfin p la pression normale à la surface du liquide rapportée à l'unité de surface.

On a

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