TIMBRE. — THEORIE DE LA CONSONNANCE
simples tous les deux. Mais les sons musicaux sont toujours accompagnés d'harmoniques, dont l'importance ressort immédiatement des rapprochements ci-dessous :
Unisson i 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Octave I 23456789 10
Douzième 1234^6789 10
Quinte 2. 4 6 8 10 12 14 16 18 20
Quarte 3 6 9 12 i5 18 21 24 27 3o
Sixte majeure. . 3' 6 9 12 i5 18 21 24 27 3o
Tierce majeure. 4 8.12 16 20 24 28 32 36 40
Tierce mineure. 5 10 i5 20 25 3o 35 40 45 5o
Sixte mineure. . 5 10 i5 20 25 3o 35 40 45 5o
Les harmoniques de deux sons à Tunisson coïncident tous : la consonnance est absolue; et le moindre désaccord se traduira par un trouble complet, tous les harmoniques battant deux à deux.
Tous les éléments de l'octave existent déjà dans la tonique qui se trouve ainsi simplement renforcée : la consonnance est absolue et rigoureuse.
A la douzième, le deuxième son ne fait encore que renforcer certains éléments du premier. Il en serait de même pour la. dix-septième, etc. Néanmoins, comme d'ordinaire l'intensité des harmoniques va en décroissant rapidement, la délimitation des intervalles fondée sur la coïncidence des harmoniques supérieurs sera d'autant plus vague pour l'oreille que ces harmoniques seront plus élevés.
Après ces consonnances absolues se placent la quinte et la quarte, que M. von Helmholtz appelle consonnsinces parfaites parce qu'elles peuvent être employées dans toutes les régions de la gamme sans altération sensible de l'harmonie des intervalles. Toutefois, la quarte est moins parfaite que la quinte et se rapproche des consonnances suivantes, sixte majeure et tierce mineure, que Ton peut appeler consonnances moyennes^ bonnes dans Taigu mais mauvaises dans le grave, quoique encore nettement caractérisées avec les timbres vigoureux.
Viennent enfin les consonnances imparfaites de la tierce mineure et de la sixte mineure, mal caractérisées, et pires que les précédentes dans les régions graves.
L'influence des harmoniques ne se limite pas aux consonnances : « un même harmonique, commun à deux notes d'une mélodie, donne à ces deux sons une espèce de parenté que l'oreille perçoit et qui peut servir de lien artistique entre eux. »