‹ Cours de physique (volume 2)Chapitre 50 sur 113 · TUYAUX SONORES. — AMPLITUDE DU MOUVEMENT · texte numérisé non relu

TUYAUX SONORES. — AMPLITUDE DU MOUVEMENT

longueur de la colonne d'air étant alors réduite à 2^28. On y a indiqué, pour chaque son, le numéro d'ordre A, le nombre des vibrations simples mesuré 2N, et la demi-longueur d onde

mesurée -•

IH

Sons

aN

Tuyau ouvert

Corrections

Tuyau fermé

Sons

aN

Corrections

io35

mm

(*) On eut beaucoup de peine à tenir convenablement le son VII du tuyau ouvert, et plus encore le son XIII du tuyau bouché : sur ce dernier on dut renoncer à toute mesure.

Plus d'une difficulté reste à résoudre.

362. Amplitude du mouvement et variation de la pression de Pair dans un tuyau sonore. — Il convient d'indiquer encore ici les expériences récentes par lesquelles on a cherché à déterminer avec exactitude Tétat de Fair dans les différentes régions du tuyau et particulièrement aux points notables, en mesurant les déplacements aux ventres, les pressions aux nœuds.

Observations de M. Kundt avec son manomètre à soupape (*). — M. Kundt évalue la pression avec un manomètre à eau. Mais les accroissements et les diminutions de la pression se succèdent trop rapidement dans Tair en vibration sonore pour qu'une colonne d'eau puisse suivre ces variations de sens opposés. 11 faut donc joindre au manomètre une soupape qui ne laisse agir que les variations de signe donné. Dans l'appareil de M. Kundt, cette soupape était constituée simplement par une lame de caoutchouc

(*) Kundt, Fogg. Ann,, CXXXIV, i()3; 1868.

tendue contre une fente étroite. Si la lame élastique était placée du côté du manomètre, la soupape s'ouvrait à chaque compression, et Teau était refoulée dans la deuxième branche du manomètre jusqu'à ce que la dénivellation produite Ht équilibre à la pression maximum. Si la soupape était tournée en sens contraire, le manomètre accusait la dépression maximum pendant la dilatation. Avec cet appareil, M. Kundt observa à l'extrémité d'un tuyau fermé de 3o*™ de longueur, sonnant fort, des dénivellations dç 3o''°, atteignant pour la variation totale de la pression 60*" ou 1/17 d'atmosphère. Au nœud d'un tuyau ouvert, la différence de niveau dans les deux branches du manomètre ne se montra qu'environ moitié de la précédente. Toutefois le manomètre à soupape comporte plus d'une incertitude, comme l'a constaté M. Dvorak (*), qui, avec le même appareil, n'a plus trouvé que S*"" d'eau pour l'excès maximum de pression, c'est-à-dire environ i/ioo d'atmosphère pour l'écart total entre les pressions extrêmes, au fond d'un tuyau en bois de 27*™ de longueur sur 2T4 de largeur et 2^8 de profondeur, parlant sous une pression de 5*^5 d'eau.

Méthode siroboscopiqiie. — On doit à Plateau (^) une méthode excellente pour étudier les différents états d'un corps en phénomène périodiquement variable. C'est la méthode stroboscopique (crrpoécç tournoiement, uxo^éo) examiner), dont nous avons déjà vu une application dans l'examen des gouttes de la veine liquide (256). D'une manière générale, le corps est regardé à travers les fentes d'un disque tournant, ou bien il est éclairé par une lumière intermittente dont les éclats se succèdent à intervalles égaux. Si ces intervalles coïncident avec la période du phénomène considéré, celui-ci paraîtra invariable dans Fétat même où le saisit chaque fois la lumière, la persistance des impressions sur la rétine produisant pour l'observateur une continuité apparente. Si les éclats de lumière s'éloignent un peu, le phénomène se déroule lentement dans son sens naturel, en laissant à l'œil tout le temps de l'observer.

(«) DvoRÂCK, Fogg, Ann., CL, 410; 1873.

(2) Plateau, Corres'pondance math, et phys. de lObseiDatoire de Bruxelles; i832; Ami. de chim. et de phys,, (2), LIH, 304; 1833; ei Bulletin de V Académie de Belgique, 111, 364; 183U.

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