‹ Cours de physique (volume 2)Chapitre 56 sur 113 · SO · texte numérisé non relu

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Le tuyau continuante être allongé, le son baissa de nouveau, et pour une longueur de 866""", peu inférieure à 2/=:88i"°', il était descendu à ré^y c'est-à-dire à la quarte ; puis il reprit brusquement sa valeur première sol^ quand la longueur du tuyau fut 2/. La longueur du tuyau croissant toujours, le son descendit au m/3, soit à la tierce mineure, pour revenir au sol^ quand la longueur se trouva 3/, et ainsi de suite. Le son remontait à sa hauteur primitive chaque fois que la longueur du tuyau devenait un multiple exact de la longueur /, en d'autres termes, chaque fois que cette longueur était

(*) w. Webkr, Pogg. Ann., XIV, 397; XVI, 415; XVII, 193 ; 1828-29.

telle que l'un des sons propres du tuyau fût à Tunisson du son de Tanche isolée, et chaque fois ce retour s'effectuait par un saut brusque, qui fut successivement :

D'une octave 1:2

D'une quarte 3:4

D'une tierce 5:6

L'anche des instruments en bois est constituée par une ou deux lames flexibles (^), dont les vibrations sont tellement influencées par celles du tuyau, que c'est en réalité la longueur de celui-ci qui détermine la hauteur du son. Le son propre de Tanche, variable avec le degré d'humidité, est beaucoup plus aigu que les sons que Ton utilise et qui sont ceux d'un tuyau fermé au point où se trouve Tanche. La clarinette dont le tuyau est cylindrique donnera donc la série des sons i, 3, 5, 7,..., sans parler de ceux que Ton obtient en ouvrant les trous percés en différents points. Avec le hautbois ou le basson on a la série des sons d'un tuyau conique fermé au sommet, lesquels sont exactement les mêmes que ceux d'un tuyau cylindrique ouvert de même longueur, savoir : i, 2, 3, 4, 5,... (^).

11 existe enfin une troisième sorte d'anches, les anches membraneuses, dont on peut aisément étudier les propriétés au moyen de l'appareil ci-contre, dû à M. von Helmholtz, et qui consiste simplement en deux lames de caoutchouc, tendues sur les bords coupés obliquement d'un tube de bois ou de caoutchouc épais, de manière à laisser entre elles une fente étroite. Si le courant d'air est dirigé ainsi que Tindique la figure, Tappareil fonctionne comme une anche en dedans. En changeant le sens du courant d'air, on aura une anche en dehors, semblable aux lèvres dans les instruments de cuivre ou aux cordes vocales dans le gosier. Molles et flexibles, les lèvres obéissent aisément aux variations de pression relativement considérables qui se produisent au fond des instruments en cuivre;

(^) La clarinette est munie d'une anche large qui battrait si Tamplitude des oscillations était plus grande, mais qui en réalité ouvre plus ou moins largement l'entrée de Tairsans jamais la fermer complètement. Dans le hautbois et le basson, l'embouchure est formée par deux lames minces laissant entre elles une lente qui se ferme à chaque oscillation. Toutes ces anches sont en dedans.

(2) Helmholtz, Pogg. Ann,, GXIV, 321 ; 1861 ; et Théorie physiologique de la musique, 132 et 507.

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