‹ Cours de physique (volume 2)Chapitre 57 sur 113 · TUYAUX SONORES. — TUBES A FLAMMES · texte numérisé non relu

TUYAUX SONORES. — TUBES A FLAMMES

la hauteur des sons dans ces instruments est donc déterminée uniquement parles tujaui. Ainsi le cor de chasse e( la trompette, qui sont de longs tubes coniques embouchés près du sommet, donnent la série des harmoniques naturels et pas d'autres sons ('), tant du

moins que l'on n'emploie aucun artifice changeant la disposition du tube, comme, par exemple, d'enfoncer le poing dans le pavillon du cor pour modifier certains sons. Dans ces instruments les lèvres agissent sur l'émission de l'air de manière à obtenir tel ou tel son déterminé, sans influer notablement sur la hauteur de ce son. Dans le gosier humain, au contraire, la hauteur du son est réglée par les cordes vocales dont la tension peut varier dans de larges limites, soit par l'écartement de leurs points d'attache aux cartilages du gosier, soit par le raccourcissement des fibres musculaires qu'elles contiennent, et dont l'épaisseur même semble pouvoir se modifier (^).

366. Tubes â. flammes. — Les vibrations d'un tu^au sonore peuvent être excitées par le frémissement d'une flamme, comme le prouve Vharmonica chimique dont la première observation semble due à Higghins (^). Ghladni (^) montra que cet appareil donne pré-

(') Le tuba du cor de chasse, dit M. vou Helmhollz d'après Zamminer, a 27P'=8"77, deIon8;le son fondamental est proprement le nîi,l>, qui n'est pas employé, non plus que son premier tiarmonique tni,^; les sons dont ou fait usage sont si,\,, mijf, sol^, si^li, réjg, mijg, fa^, S0I3, lajg, la^, sijt, etc.

(') VoirHELMBOLTz, toc. dt., p. 133.

(') Higghins, Nichotson's Journal, 1, 12!> ; 1S02.

OCuLAUNi, Traité d'acousligue, 8S. Paris, Courcier; 4809.

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cisémeat les sons propres du tuyau à la lempératur« actuelle de la colonne vibrante ; et en réglant la longueur de la flamme, ainsi que la position du tube, il obtint sans peine te son loudamentsl, l'octaTe et la douzième. Quand le tube parle, le frémissement incertain de la flamme se change en pulsations rythmées sur celles du tube : Whealstone les a rendues manifestes au moyen d'un

Fig. 8i

miroir tournant, qui offre de la flamme une série d'images équidistantes, séparées par des intervalles paraissant complètement obscurs ('). L'action du tuyau sur la flamme peut même être assez énergique pour en amener l'extinction. Le comte Schaffgotsch (*} et M Tyndall (^) ont fait voir qu'un tube, sur le point déparier, peut être mis en vibration par la voix ou un instrument quelconque donnant à distance le son du lube {*), et qu'inversement un éclat de vois peut réduire au silence un tube qui chante.

(<) La mélliode atroboscopique a permis à Tœpler d'étudier les Iransformalions successives de la (laninne entre ses états extrêmes (Tœpl&h, Pogg, Ann., CXXXVIII, 108 et 12«; lSti6}.

(') Comte ScBAFPGOTSCH, Fogg. Ann., C, 352 ; 1857.

(3) TïNDiLL. Phil. mag., (4), Xill, 473; 18S7.

(*] L'expérience réussit égalemeat bien avec un tnjau d'orgue dont l'embouchure est réglée de façon que l'inslrument soit piës de chaoter.

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