TIMBRE. — THÉORIE DE LA GONSONNANGB
(S Pythagoriciens, que leurs mesures avaient amenés intuilent à ce fait, le rattachaient à leur grande loi de Tharmonie erselle.
irtant de ce principe que « Ta me par sa nature aime en même m et les perceptions simples parce qu'elles ne la fatiguent l et les perceptions yariées parce qu'elles lui épargnent Tennui nDiformité », Sauveur (^] expliquait le charme des accords par dincidences des pulsations à intervalles réguliers et très courts, coïncidences se produisant toutes les vibrations, toutes les deux itioDS, toutes les trois vibrations, correspondent Tunisson, Tocla douzième ou la quinte. Quand les rencontres n*ont lieu que «les cinq ou six vibrations, comme dans les tierces, les percept sont moins simples, mais cependant encore agréables à cause or Tariété. Au delà, elles cessent de plaire. A plus forte raison, attements sont-ils désagréables. « On trouve en effet que les rds dont on ne peut entendre les battements sont justement qae les musicieus traitent de consonnances et que ceux dont attements se font sentir sont les dissonances; quand un accord lissonance dans une certaine octave et consonnance dans une ^ c'est qu'il bat dans Tune et ne bat pas dans Tautre. » Ueurs, le terme de l'agrément des accords serait moins fixé la nature que par l'usage, ce qui rendrait compte de la divere des goûts musicaux chez les différents peuples. lelques-unes de ces idées se retrouveront dans la théorie métaique d'Euler (') : « la consonnance est la sensation agréable Itant de la perception de Tordre sans fatigue de l'esprit » ; ires, dans la théorie physique de M. von Helmholtz ; tandis e principe de la coïncidence des pulsations est peut-être trop
msmentionneronsencorelathéorie de Rameau('). Selon Tillustre cien dijonnais, la consonnance s'explique par la propriété que (dent naturellement les corps d'émettre, outre le son fondajJ, toute une série d'harmoniques, propriété qu'il appelle la
Sacyecb, Mémoires de F Académie; HOC.
^CLiB, Mémoires de C Académie; 1740.
Uheau, Nouveau système de musique théorétique, Paris; 1726 ; et Démons^
1 du principe de Vharmonie. Paris; 1750. Voir aussi (I'Alembert, Éléments
ûque suivant les principes de Rameau, Lyon ; 1762.
Vf oixe, CowM de physique, — II. 20
résonnance multiple. L'octave n'étant d'ailleurs qu'une réplique l'oreille rabaisse d'elle-même les harmoniques au degré voulu pour les consonnances. Sans doute, l'explication est insuffisante; m$is Rameau a posé un principe exact en affirmant le rôle capital des harmoniques dans les accords.
Théorie de M. von Helmholtz. — La théorie de M. von Helroholtx s'appuie sur ce fait que les battements déterminent dans certalDS nerfs auditifs une excitation intermittente, désagréable comme toutes les excitations du même genre (lumière papillotante, grattements, etc.). D'après M. von Helmoltz, le summum du désagrément correspond à 33 battements par seconde : telle est la discordance aigre et sifflante produite par le concours de si^/i^5^t\k utj^S7.%^^. Au delà de i32, les battements cessent d'être perceptibles: la quinte ut^ i6\''^ — sol^ 396^** est parfaitement consonnante. La quarte ut^ ^6^"^ — /ajSSa''* (différence 88' ) accuse déjà un commeo; cément de dureté qui s'accentue dans les tierces m/, 264'** — m^SSo** (différence 66^'*) et w/,264'^ — m/3b 308'^» (différence 44^^). Dans le» octaves graves, les tierces deviendront de vraies dissonances. Toutefois, suivant M. von Helmholtz, la netteté des battements et pa suite la dureté de l'intervalle ne dépend pas seulement de la diS^ rence absolue des nombres de vibrations; elle tient aussi ^ rapport de ces nombres, autrement dit à la grandeur de Tinl^ valle. Ainsi
le demi-ion 5/3 495'''* — ut^ 328
le Ion w/3264 —ré, 297,
la tierce mineure. ........ mi^iH^ —504198,
la tierce majeure w/ji32 — m/, i65,
la quarte sol^ 99 —ut^ i32,
la quinte nt^ 66 --sol^ 99,
qui donnent tous 33 battements, sont d'une dureté manifesterai décroissante. On comprend en effet que si deux sons se trouf^ suffisamment éloignés dans l'échelle musicale, les fibres audiU^ simultanément ébranlées par ces deux sons vibrent trop faib ment pour que les battements soient encore appréciables. Jusqu'ici nous avons supposé les deux sons concomita^