‹ Cours de physique (volume 3)Chapitre 125 sur 169 · RÉFRACTION. — LOI DE U RÉFRACTION · texte numérisé non relu

RÉFRACTION. — LOI DE U RÉFRACTION

ËQ effet, les trîaagles IBA et IBR, doot les angles ea B sont ^pectivement égaux aux angles i et N'IR, donnent

sin * =rï{» sin N'lR=r7ri

roù

sin 1=11 sin N'IR;

donc

N'lR=r.

Vérifications expérimentales. — a) Ptolémée. — Le brisement des layons à la surface de séparation de deux milieux frappa les plus ^Rciens observateurs. Ptolémée, mort en 147 à Alexandrie, rapw>rte dans son «Oplîque(*)))rexpérience de la pièce de monnaie que ^s bords d'un vase empêchent d'apercevoir et qui devient visible Uand le vase est plein d'eau. Il relate ensuite les mesures d'anles qu'il a prises sur la lumière passant de l'air dans l'eau, de l'air î^nsle verre (ou du verre dans l'air), et du verre dans Teau. Le procédé qu'il employait sert encore aujourd'hui à démontrer dans s cours la loi de Descartes.

Pour mesurer, par exemple, les angles d'incidence et de réfracon au passage de l'air dans l'eau, il plongeait dans l'eau la moié inférieure d'un cercle gradué, dont le centre était marqué ^r une petite boule colorée, et sur la circonférence duquel on laçait deux autres petites boules, l'une dans l'air, l'autre dans Baa, de manière que l'œil vit les trois boules en ligne droite.

Puis il remettait dans l'air la moitié inférieure du cercle, et la ouYrait avec un demi-cylindre de verre. Un pinceau lumineux, diigé suivant un rayon du cercle, rencontrant normalement la sur- ^ce courbe du cylindre et la franchissant par conséquent sans dédation, n'était brisé qu'en traversant le plan de séparation du ^«rre et de l'air. On avait donc ainsi une seule réfraction, que l'on étudiait comme précédemment.

Enfin, on plaçait la face plane du bloc de verre sur la surface

(*) OïLAifBBB a donné dans la Connaissance des temps pour iSlGune analyse <léUillée de ce livre remarquable, qui élail connu jusqu'alors par des citations 'ornent, et dont on venait de trouver des manuscrits latins traduits de

l'arabe.

3tt OPTIQUE GËONËTRIQUE.

de l'eftu, et l'on mesurait les angles d'iacidence dans le Tei réfraction dans l'eau.

Il était d'ailleurs manifeste, au cours de toutes ces expi que le rayon réfracté restait dans le plan d'incidence.

Alhazen, mort au Caire en io3â('), dont l'Optique est la |

Fig. ï-IH

à citer après celle de Ptolémée, reprit ces mesures ; instrument plus parfait (fig. a48), mais sans apporter à 1ï de nouveaux résultats.

La figure a49 représente l'appareil construit de nos j Silbermann. C'est un vase cylindrique en verre, que I'od d'eau jusqu'au diamètre liori/ontal, et qui ne fait encore s lumière qu'un seul brisement. Deux alidades, dirigées re ment suivant le rayon incident et suivant le rayon réfracté tenu dans le plan d'incidence, marquent les angles sur le c leurs sinus sur la règle HH', amenée successivement en re extrémités S' et R, Les rayons peuvent être rendus visible par des poussières en suspension dans tes deux milieux t h l'aide de fumée dans l'air et de sulfate de quinine (di moyen d'acide sulfurique) dans l'cati.

b) Kepler. — Kepler opérait par un procédé ingénieu

(>) Sur la vie el ies travaux d'Alhazen, consulter E. Wiedïmann, P eux, 656 et Wied. Ann. I, 48» et VII, 680; 1876-79.

(') Pour assurer cette difeclion on placera sur le liquide un papier d'un petit trou en face du centre.

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