I. Mai;., (4), IX
KiHCHHOFF et BuNSEN« Pogg, Ann,, CX, 161 ; 1860 (Ann. de chim, et de phy».,
«1,452; 1S61); et CXIII, 337; 1861 {Ann. de chim. et de i)hys., (3), LXIV,
olO OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE.
Tatmosphcre du soleil, aussi bien que par la découverte du cesiumet du rubidium, ilsprouvèrentrexcellence delà méthode. L'analyse spectrale, qui esta proprement parler un procédé pour étudier un rayonnement lumineux, devint dès lors un moven de scruter la matière.
Spectres des métaux. — Les travaux de Kirchhoff et Bunsen sur les spectres des métaux alcalins et alcalino- terreux dans les flammes, ont été résumés par eux en deux planches, Tune coloriée qui montre assez bien ce que Ton voit dans le spectroscope, Tautre qui figure en noir, c'est-à-dire négativement, les raies brillantes des métaux: labscisse de chaque raie indique sa position sur Téchelle de leur instrument (échelle arbitraire, on le sait, et dont ils plaçaient la division 5o sur la raie D); Fordonnée est proportionnelle à Tiateo^ site. Nous donnons ici le fac simile de celte deuxième planche f)«
Quelques indications sont nécessaires relativement à ces raies qui servent couramment pour graduer les échelles des spectroscopes.
Le spectre des sels de soude dans la flamme se réduit à uoe raie jaune Naa= 589,2 (*), correspondant à la raie D de Fraunhofer,et5e dédoublant, comme elle, par une dispersion un peu forte, en deai raies D|=:589,5 et D2 = 588,9. Elle se manifeste nettement, d'après Kirchhoff et Bunsen, dès que la flamme contient un demi-millionième de milligramme de sodium. Aussi est-il très difficile de réviler : les poussières suspendues dans Tair suffisent à la produire. Avec une quantité de soude un peu forte on aperçoit à droite et à gauche un spectre continu. Si Ton emploie une température plus haute, à Taide du chalumeau (Wolf et Diacon, Mascart), ou aU moyen de rétincelle électrique (Kirchoff, Lecoq de Boisbaudrao, Salet), on voit apparaître de nouvelles raies.
Les sels de lithine sont caractérisés par une belle raie roug^^ Lia = 67o,7, accompagnée, si la température est assez élevée* d'une faible raie orangée Li3 = 6io,2 et d'une très faible raî^ bleue LiY=46o,4, qui domine au contraire dans le spectre obten'* avec rétincelle électrique.
Le potassium émet un spectre continu, allongé, aux deux exlrémités duquel se distinguent deux raies caractéristiques. Tune dans
(*) Ce fac similCf comme la plupart des figures de ce chapitre, est empninï*^ au Traité de spcctroscopie de M. Salet. (*) Longueur d'onde, en millionièmes de millimètre.
rex.trême rouge Ka=768 (se dédoublant aisément en 7^9,7 et j(îC>,3), l'autre, plus faible, dans rextrème violet K3=4o4>5. Le spectre est beaucoup plus beau sous Taction de Tétincelle électrique qui fait surgir, surtout dans le vert, de nombreuses raies, TÎsibies également à la flamme avec le chlorate.
Le césium ((^^5^5, pers) présente deux raies bleues Csa=436,o et Cs3 =459.7, plus, dans Torangé, une raie double C^y, faible dans
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Fig. :r,8
'^ Conditions ordinaires, mais acquérant de Téclat aux tempéra- *"'*es élevées en même leini)s que de nouvelles raies apparaissent "^•^s le jaune ei dans le vert.