III. — Achromatisme
440. Aberration de réfranglbilité. — Décomposition de la lumière par une lentille. — Une lentille offre d'un point autant d'images séparées qu'il y a d'éléments distincts dans la lumière blanche. Par suite de cette aberration de réfrangibilité, en quelque endroit que Ton coupe le faisceau émergent on n'a jamais qu'une image colorée.
Histoire de P achromatisme , — Newton crovait ces colorations inévitables : d'après lui, la dispersion étant proportionnelle à la réfraction, on ne pouvait supprimer Tune qu'en annulant l'autre. Euler (*) fit observer que cependant l'œil donne des images incolores et, comme cet organe est composé de plusieurs milieux réfringents, il en conclut que l'on devait pouvoir faire des lentilles achromatiques au moyen de deux ou plusieurs verres unis par quelque liquide. Peu après, un professeur d'Upsal, Klingens-
(*) Euler, Sur la Perfection des venes objectifs des lunettes^ dans les Mémoirts de r Académie de Berlin ; 1747. Déjà, Gregory avait avancé que « peut-être il serait utile de réaliser Tobjectif d'une lunette par une combinaison de difTérenls milieux, comme en a usé pour l'œil la nature qui ne fait rien en vain » (Gregobt, Catoptricae et dioptricœ sphœricx elementa; i69o). Voir plus loin, p. 593.