NATURE ET CARACTÈRES DU SON. — MÉTHODE GRAPHIOUE
lible d'èlre tendue plus ou moins fortement h l'oide d'un cadre mobile D l'appuyant contre le bord du cornet. Kœnig ajouta une glissière G, montée sur une vis V et munie elle-même d'une vis V par laquelle on peut exercer telle pression que l'on veut en tel point que l'on choisit de manière que la membrane vibre aisément sous l'influence du son produit k l'entrée du cornet. Un style, formé d'une soie de porc garnie à son extrémité d'une barbe de plume, et Bxé à la membrane par une goutte de cire, inscrit en les
amplifiant les vibrations sur le cylindre C que l'on fait tourner à la main avec une manivelle M. Cet appareil a été d'un bon usage pour l'étude de diverses questions d'acoustique, bien qu'il fût loin de répondre aux espérances de l'inventeur qui pensait y trouver le moyen d'enregistrer la parole d'un orateur. Un son quelconque De peut en effet s'imposer à une membrane déterminée qu'àla condition d'avoir une intensité exceptionnelle : la membrane ne vibre babiluellement que sous l'influence des sons voisins du son spécial pour lequel elle est réglée, et alors la vibration propre de la membrane tend à donner au tracé l'aspect d'une sinussoïde presque absolument régulière.
Phonographe. — Cependant Edison (•) n'eut qu'à modifier légè- (>) Edison, Hature; J87'7.
renient l'inslruinent pour en faire le phonographe, qui permet non seulement d'enregistrer la parole {*), mais de la reproduire ensuite un temps quelconque après l'émission. A cet effet, il a remplacé le papier enfumé par une feuille d'étain tendue sur un cylindre C audessus d'une rainure creusée dans le métal, suivant une hélice de même pas que la vis A'; il a substitué à la barbe de plume un style métallique très court, implanté dans un ressort a qui l'appuie sur la membrane ni à l'aide de deux bouts de tube de caoutchouc servant d'étouffoirs; il a enfin constitué la membrane par une mince plaque de tôle, placée au fond d'une embouchure K. L'appareil étant ajusté, sil'on parle en regard àe la plaque, en même temps qu'on
tourne te cylindre, le style inscrit ses vibrations sons la forme d'un gaufrage qui en conserve tous les détails. Pour reproduire ensuite le son ainsi gravé, il suffit d'écarter le style, de ramener le cylindre au point de départ, de remettre toutes choses en place, et de recommencer le mouvement de rotation dans le sens direct. Le style est alors alternativement soulevé et abaissé par les gaufrages qui se succèdent au-dessous de lui, et la membrane reprend la série des mouvements qu'elle avait reçus de la voix : le son renaît le môme — à supposer que la vitesse de rotation ait étc exactement reproduite ('} — bien qu'affaibli {') et nasillard.
(') En <8n4, Bahlow présenta à la Société royale de Londres un hgograpkt, donnant sur une bande de papier sans lin lelracéàl'encre dessous émis devant une embouchure fermée par une membrane, comme dans l'appareil de Scott.
(') C'est pour assurer aulant que possible la régularité du mouvement que l'on a disposé sur l'extrémité A itc l'aie un lourd volant V.
('j On ollénue ce déTaut en plaçant sur l'embouchure un cornet destiné à rcnlorcer le son.