NATL'RES ET CARACTÈRES DU SON. — MÉTHODE GRAPHIQUE
chronograpliie. esl due â Thomas Toiing ('), qui se servait l
cet
effet d'une tige vibrante uiunie d'un style. Duliainel (°] appliqua la méthode à l'élude des vibialionsdes eordes ; Wcrllieim ('}, le premier, l'employa à dêlerminer le nombre des vibrations d'un son à l'aide d'un diapason de tonalité connue. La figure ■m représente im compteur graphique, disposé pour l'enregistrement simultané des vibrations d'ime corde AB et d'un diapason D. PO est une tige i]ui, s(ni$ l'action d'une pédale adaptée à sa partie inférieure, pousse une
pif-ce de bois a entre les deux branches du diapason, les écarle vio- Ivmment, et mell 'instrument en vibration. Un style, porté par le diapason, marque alors une ligne sinueuse sur le tambour noirci TT' ; un deuxième style, fixé au milieu de la corde, trace une deuxième lifiie à peu de distance de la première. Le rapport des nombres lie sinuosités des deux courbes entre deux génératrices déterminées du cylindre donnera le rapport des nombres de vibrations etrectuées ditis un même temps par ta corde et par le diapason. On en conclura sans peine le nombre alisolu des vibrations de la corde
l'I YoL-Nc. A courte of lectures yn nnlunil pkllisnpky 'tiid th'- mc-lim
i, iti : 1807.
?) DLHAHeL, C. R.,\l, IS, 810 el9!i7; 1841. '^Wrutbeih, Am.decbim. etdephys.,{-2),m,39!i;iaii.
pendant une seconde, la tonalité du diapason élant connue. Ici le tambour TT' est mis en mouvement par un mécanisme dUiorlogerie H. Mais, la mesure, d'après la méthode, étant ramenée à la détermination du rapport des nombres de sinuosités des deux courbes comprises entre deux génératrices du cylindre, peu importe que le mouvement cylindrique soit uniforme. On pourra sans inconvénient adopter la disposition de la figure 20, et faire tourner le cylindre simplement à la main.
Il est à peine besoin de remarquer que la méthode graphique fait connaître non seulement le nombre, mais encore Tamplitude et la forme des vibrations ; elle fournit ainsi sur la nature du son étudié des renseignements authentiques et complets.
Si Ton observe de cette manière la vibration d'un diapason ébranlé
Fig. ai
par percussion, on constate que la courbe tracée est une sinussoïde exacte. Les branches du diapason sont donc animées d'un mouvement pendulaire, ce que confirmera la méthode optique.
Tel est encore sensiblement le mouvement d'une corde dérangée légèrement de sa position d'équilibre et abandonnée ensuite h la seule action des forces moléculaires.
Après la corde ou le diapason^ l'inscription directe du mouvement vibratoire n'offre aucune difficulté; il n'en est pas toujours ainsi. Lorsque par exemple on voudra inscrire les vibrations d'un tuyau sonore, on devra d'abord les recueillir sur un corps capable à la fois de les épouser et d'en tracer le graphique.
Phonautoscope. — Pour cet objet, Scott (*) employait une membrane placée au foyer d'un vaste cornet parabolique A, et suscep-
(«) Scott, Reports of BrHx$h Association; 1859.