INTERFÉRENCES DU SON
353. Superposition des ondes sonores. — Les ondes liquides nous ont déjà maintes fois servi de terme de comparaison. Une pierre jetée dans l'eau fait apparaître à la surface des rides circulaires qui s'étendent au large ou rebondissent contre les obstacles, en donnant la représentation exacte de la propagation ou de la réflexion des ondes sonores. Deux pierres, lancées en même temps dans Teau, provoqueront deux systèmes d'ondes qui se couperont, et qui cependant poursuivront leur route, chacun aussi tranquillement et aussi régulièrement que si l'autre n'existait pas. En général, quelle que soit la complication des ondes produites à la surface de l'eau, grandes vagues soulevées par la tempête, étroit sillage d'un navire, petites rides excitées par la pointe de l'aile d'un oiseau, l'œil suivra sans peine l'un quelconque de ces mouvements, chaque système se développant exactement comme si la surface liquide n'était pas en même temps le siège d'autres mouvements analogues.
Quand deux systèmes d'ondes se propagent simultanément, les élévations elles dépressions de l'un d'eux, relativement à la surface agitée déjà par l'autre, étant les mêmes que celles qui se constateraient sur une eau tranquille, l'élévation ou la dépression totale à partir du niveau primitif est en chaque point et à chaque instant égale à la somme algébrique des déplacements que chacun des systèmes amènerait isolément. Si à une élévation du premier système se superpose une élévation égale du second, la hauteur totale de Teau au-dessus de son niveau primitif sera le double de l'une des deux hauteurs isolées. Si une élévation du premier système se rencontre