‹ Cours de physique (volume 3)Chapitre 56 sur 169 · TUYAUX SONORES. — VITESSE DU SON DANS LES LIQUIDES · texte numérisé non relu

TUYAUX SONORES. — VITESSE DU SON DANS LES LIQUIDES

16 serments, montranl ainsi immédiatement que la vitesse du son dans Taîr est 1/16 de la vitesse dans le verre de Bohême. Avec quatre tubes identiques, respectivement pleins d'air, d'acide carbonique, de gaz d'éclairage et d'hydrogène, et excités de façon à doDoer roctave, M. Kundt a obtenu 32, 4^» 20 et 9 segments. Les vitesses relatives du son dans ces quatre gaz sont donc i, 0,8, 1,6, 3,56.

368. Mesure de la vitesse du son dans les liquides au moyen des tuyaux sonores. — Les vibrations des colonnes liquides obéissant aux mêmes lois que les vibrations des colonnes gaxeuses, on a cherché à mesurer la vitesse du son dans les liquides en les enfermant dans des tuyaux et en leur appliquant les mêmes procédés qu'aux gaz.

La figure 88 montre Tappareil employé h cet effet par Wertheim. Un tuyau b^ dont on voit en bas le détail, était plongé dans une cuie \ contenant le liquide à étudier et recevait d'une pompe B un courant du même liquide, courant régularisé par la sphère C f«mplie d'air à la pression convenable. Le tuyau i, muni d'une <^inboucbure dont les deux lèvres d ci e se plaçaient à la distance ^oalue au moyen des colliers /,/, était formé de plusieurs parles s'ajoutant l'une à la suite de Taulre, et il pouvait en outre "^cevoir un bouchon k sur le dernier pas de vis /i. Wertheim se proposait de déterminer la perturbation à l'origine sur le tuyau '^nné, et la somme des perturbations aux deux extrémités sur '© tuyau ouvert. Mais il reconnut bientôt que, le fond prenant toujours fortement part aux vibrations du liquide, il ne pouvait pas opérer avec le tuyau fermé. 11 se borna donc à expérimenter *^r le tuyau ouvert; même dans ce cas le mouvement se communique encore aux parois, ce qui explique la faiblesse du nombre que ^TOuva Wertheim pour la vitesse du son dans l'eau (i 173°* à 1 1°)(*).

H Ce nombre multiplié par i/- se trouvant égal à 1437, c'est-à-dire à très

peu près au résultat de Colladon et Slurm, Werlheim en conclut que pour les Wquîdes, comme pour les solides, la vilesse de propagalion^d'un ébranlement

longitudinal dms une colonne cylindrique n'est que les i/^ de la vitesse dans

«ne masse indéflnie. Celte assimilation des liquides aux solides esl évidemment

insoulenable.

I6i ACOUSTIQUE.

M. Yon Helmhollz (') signala presque aussilôt la raison de celle faiblesse, en faisanl i;emarquer que la perle de force vive devait

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Fig. SS

dépendre du diamètre du luyau, de Tépaisscur des parois el de leur élaslicilé. Récemment, MM. Kundt et Lehmann (') onl vérifié cette interprétation en mesurant par la méthode des poussières, avec de la limaille de fer, la vitesse V de propagation du son à travers Teau dans des tubes en verre de difTérentcs épaisseurs e et de différents diamètres intérieurs 9. R; ils ont trouvé en effet les nombres suivants h une température voisine de 18":

mm

mm

•Ji8

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(*) Hemiholtz, Fortschritte der Physirk im Jahre «848. Cf. Anork, C. /?., LX.\. 568; iS^O.

(«) Kundt el Lehmann, Pogg. .4/m.,CLllI, i; I87i.

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