MEMBRANES ET PLAQUES. — MEMBRANES
•rgue accordé au moins une octave plus haut que le son fonniental de la membrane. Le papier est le corps qui leur fourni les meilleurs résultats ; il suffit de le mouiller plus ou >iQS avant de le coller sur les bords du cadre pour obtenir une ision plus ou moins forte. On reconnaît d'ailleurs sans peine aod cette tension est uniforme : supposons que, sous Faction in tuyau convenable, la membrane ofTre le système de nodales mposé de cinq parallèles à Tun des couples de côtés ; si la tension i la même dans les deux sens, le plus léger changement dans la «itioQ de la membrane au-dessus du tuyau amènera le système irallèle à l'autre couple de côtés ; chacune des figures sera très stable, et la membrane vibrera alternativement suivant Tun ou lutre mode. Le sable se réunira alors en petits monticules aux
Fig. ii3
oiots qui restent immobiles dans les deux cas : Tapparition de es petits tas disposés en quadrillage régulier indiquera donc une ^ion uniforme.
D'après la théorie, à chacun des sons possibles correspondent De infinité de formes des nodales, telles que Ton peut passer de ioeiTautre par des déformations continues, en variant le mode ébranlement sans changer le son. Le type le plus simple de laque système est constitué par des parallèles aux côtés : on le présente par la notation hjk, dans laquelle h et k désignent le ^mbre de droites respectivement parallèles aux deux couples de Mes ('). MM. Bourget et Bernard ont reconnu qu'effectivement ^ figures sonores des membranes rectangulaires doivent être ^es par types formés de parallèles aux côtés, ainsi que Chladni
n Les systèmes (i/i), (V^), (3/3), (hjh) ne sont susceptibles que d'une
5^e forme.
VioLLSy Court de physique, — H.
Tavait indiqué pour les plaques. La figure ii4 montre q unes des formes du type i/o.
Fig. iifi
Conformément aux idées de Chladni et contrairement à 1 de Savart, ils ont trouvé ces types nettement séparés les autres. Cette séparation est très marquée pour les premie Que Ton prenne un tuyau donnant le son fondamental de I brane (son que Ton obtient aisément en la frappant avec marteau), et que Ton allonge ce tuyau, au moyen d'un mobile, de manière à en abaisser suffisamment le son, le s la membrane reste immobile ; si Ton raccourcit peu à peu l le son s*élève à Tunisson de la membrane : alors le sabl énergiquement en même temps que le son du tuyau est n Si Ton continue à diminuer la longueur du tuyau, le son de plus en plus et le sable ne tarde pas à revenir au rc Puis apparaît la nodale i/o, correspondant au premier i périeur; et ainsi de suite. 11 faut remarquer toutefois qu chaque figure il existe un certain intervalle (qui peut aller deux tons pour le son fondamental) dans lequel la mei vibre plus ou moins bien ; de sorte que, pratiquement, dès sième octave, où les sons propres de la membrane sont d^ rapprochés (voir le tableau ci-dessous), on peut dire avec que la membrane répond à tous les sons, le passage d'une à Tautre s'effectuant par un léger trouble, seul indice de continuité.
Si Ton prend pour unité le nombre des vibrations du son mental, les nombres ci-après définissent, suivant Poisson, t
(*) On peut renverser Texpérience, prendre un tuyau à un ton pli que la membrane, chauiïer celle-ci de manière à lui donner moments une tonalité supérieure à celle du tuyau : placée au-dessus de Toril reste immobile. Mais en se refroidissant elle arrive à l'unisson. Le sabl< alors vivement; puis il retombe au repos, la membrane étant maintenu ton plus grave que le tuyau.