PRÉLIMINAIRES. — COMPARAISON DES OBSERVATIONS
a priori. Seulement, celte conception première de l'esprit n'a rien ici d'immuable ni d'absolu. C'est un principe essentiellement relatif et provisoire dont les conséquences doivent être l'une après l'autre soumises au contrôle de l'expérimentation, seule capable de donner a posteriori la certitude qui manque : c'est pourquoi l'on a appelé aussi la méthode expérimentale méthode a posteriori. Ainsi, partir d'un postulat, d'une idée première, suggérée par l'observation attentive d'un phénomène, raisonner, expérimenter, mesurer surtout, redresser à chaque instant d'après l'expérience ridée provisoirement admise, telle est la marche de l'invention dans les sciences physiques, comme le montre l'histoire de chaque théorie.
3. Comparaison des observations. — Lorsque sur un phénomène donné on a relevé un certain nombre <i'observations ou exécuté un certain nombre d'expériences, lorsqu'en un mot on 9 effectué un certain nombre de mesures, la mise en œuvre de ces matériaux exige d'abord un travail de comparaison dégageant de toutes ces données, nécessairement fautives, des nombres plus probablement exacts.
Les erreurs commises sont de deux sortes : erreurs systématiques et erreurs fortuites.