PESANTEUR. — BALANCES D'USAGE GOURANT
il est aisé de voir que ce poids agit comme s'il était placé en C à Texirémité de la tige BB'. Appliquons en G les deux forces égales et con-
Fig. i5o
traires P et — P; nous aurons alors un couple P, — P de bras do levier CM et une force P appliquée en C. Or, le couple estsans effet, le plateau étant solidaire de la tige BB'. 11 reste seulement la force P
Fig. i5i
appliquée en G. Tout se passera donc comme avec une balance ordinaire dont le fléau serai tAB, et la formule générale est théoriquement applicable; mais pratiquement les frottements aux articulations
rendent illusoires les conditions de sensibilité que Ton en pourrait déduire. Ci-contre est figurée une balance de Roberval. On a représenté à part une partie du levier inférieur A'B', ainsi que l'étrier H par lequel se termine inférieurement chacune des tiges AA', BB', et rétrier fixe G qui maintient Taxe 0' immobile dans le plan horizontal. En dépit de toutes les précautions prises pour assurer la mobilité du système, l'appareil est imparfait; aussi lui préfére-l-on
Fig. i5a
généralement aujourd'hui la balance Béranger^ qui n'est autre chose qu'une double bascule dans laquelle le corps, placé ea un point quelconque du plateau, produit le même effet que s'il agissait directement sur le fléau au point A, à la condition que l'on ait