VERNIER
110. Vernier. — Les premiers efforts portèrent sur les fractions de degrés. On se servit d'abord des transversales. Vers îe milieu du seizième siècle, Nunez ou Nonius (*), professeur à Coïmbre, imagina de placer au milieu du quadrant divisé en degrés
l'iNcStz, De crepusculis liber unus, Lisbonne, 15i2.
une série de quadrants concentriques divisés respectivement en 89, 88, 87... parties égales; Talidade mobile tombait toujours sensiblement sur une division de Tune des circonférences : on avait dès lors une expression de Tare que Ton convertissait aisément en degrés et fractions de degré. Bien autrement simple et précise est la solution donnée, quelques années plus tard, par Pierre Vernier ('], d'Ornans en Franche-Comté, Tinventeur de Tinstrument trop souvent encore appelé nonius.
Vernier rectiligne, — Le vernier est un curseur glissant en face
de la graduation principale que nous supposerons d'abord tracée
sur une règle, et portant lui-même n divisions, égales à - —
d'une division de la règle si Ton veut apprécier le - de division.
Pour mesurer, par exemple, le — de millimètre, on joint à la
UJUU
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Fig. 171
règle principale AB, divisée en millimètres, une réglette CD longue de 9"" et divisée en 10 parties égales, les divisions étant numérotées de o à 10 dans le sens des divisions de la
Fig. 171
règle. Soit EC la longueur à mesurer; la règle principale donne 12"", plus un reste : contre l'extrémité C amenons le vernier et cherchons laquelle de ses divisions coïncide avec une division de la règle : si c'est la division 7 du vernier qui offre cette coïncidence, nous en conclurons que le reste à évaluer vaut -2- de mil-
{}) Vernier, La construction^ Vusage et les propriétés du quadrant nouveau de mathématiques, Bruxelles, ld3i.