INSTRUMENTS DE MESURE. — COMPARATEUR
Tautre extrémité de la règle bute coatre un talon mousse fixé à un solide banc de fonte qui sert de base à Tappareil. Le levier et la glissière sont portés par un chariot formé de deux: pièces,
Fig. i8r
dont Tune, plus petite, peut se fixer au banc par une vis de pression rimmobilisant entièrement, et dont Tautre est reliée à la première par une vis de rappel. Cette vis, à pas très fin^ s'unit à la petite pièce par un renflement sphérique logé dans une cavité de même forme, à la grande pièce par uif écrou en boule, également enfermé dans une cavité sphérique : les parois de chaque cavité peuvent être ser* rées plus ou moins sur la boule intérieure, de façon à ne laisser à celle-ci que strictement le jeu nécessaire au fonctionnement du système. La vis de pression de la petite pièce étant desserrée, on peut faire glisser le chariot entier sur le banc et d'un mouvement rapide ramener approximativement à la position qui convient pour Téta- Ion employé ; on serre alors la vis de pression, et agissant sur la vis de rappel, on déplace la grande pièce du chariot seule jusqu'à ce que le zéro du vernier coïncide avec le zéro de la graduation fixe. On remplace l'étalon par la règle à examiner, sans toucher d'ailleurs à aucune vis. La règle est-elle exactement égale à l'étalon, le levier revient au zéro ; en diffère-t-elle, on voit immédiatement le sens de cette difTérence et on en lit au vernier la valeur multipliée par le rapport des bras de levier. Si le grand bras vaut 100 fois le
petit et si le vernier est au — , l'arc étant divisé en millimètres, la
►différence des deux règles est connue à ;-;3^ "^ près. Cela suppose
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toutefois que celte différence est assez faible pour qu'on puisse la regarder comme égale à l'arc qu'a décrit l'extrémité du petit bras de levier. Si le levier tourne d'un anglç un peu grand, on ne saurait plus ainsi prendre l'arc pour la tangente; il est cependant encore possible de conserver un rapport constant entre les droites à
3i8 PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DE LA MATIÈRE.
mesurer et les ares parcourus par le grand bras de levier : il suffit de terminer le petit bras de levier en développante de cercle, comme Ta fait M. Perreaux. AD étant la développante du cercle de rayon OA, la droite AC parcourue par l'extrémité de la règle sera
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égale à Tare AA' que Ton mesure en l'amplifiant. La plus grande difficulté consiste à connaître avec exactitude le rapport dans lequel on amplifie, ou, en d'autres termes, le rapport des bras de levier. La mesure directe des bras n'est pas susceptible de rigueur; on ne peut guère déterminer ce rapport qu'en plaçant successivement sur le comparateur deux règles dont la difTérence est exactement connue d'avance : il y a donc là une difficulté qu'il n'est pas toujours aisé de surmonter.
On a construit dans ces dernières années des comparateurs beaucoup plus parfaits^ consistant essentiellement en une paire de microscopes absolument fixes et munis de micromètres, sous lesquels on amène d'abord les deux extrémités de l'étalon, puis celles de la règle qu'il s'agit de lui comparer (^) ; mais la description de ces appareils, assez précis pour donner aisément le micron, nous entraînerait hors des limites de cet ouvrage.
112. Gathétomètre. — Description. — Le cathétomètre (xdWs- To; vertical, ixiTpov, mesure) sert à mesurer la distance verticale de deux points, c'est-à-dire la distance des plans horizontaux menés' par les deux points, quels que soient d'ailleurs les azimuths dans lesquels ces points sont situés. Il se compose essentiellement d'une règle divisée verticale, mobile autour d'un axe éga-
(») Dkville el Mascart, Annales de V École noi^male supérieure (2), VIII, 16; 1879.