INSTRUMENTS DE MESURE. — MACHINE A DIVISER
ne s'effectue que dans un sens, le chariot peut se séparer de Técrou qui lui-même peut s'ouvrir et, une fois ouvert, glisse sur la vis sans difficulté.
Le chariot consiste en une plaque de fonte supportée par deux rails fixés au banc parallèlement à Taxe de la vis : Tun des rails est plan à sa partie supérieure, l'autre taillé en biseau, et le chariot s'engage sur les rails par deux rainures qui les emboîtent parfaitement; il .suivra donc exactement l'écrou sans peser sur la vis, ce qui risquerait de la déformer. Sur le chariot est installé le traçoir T : le burin est porté par une languette en cuivre, mobile dans un plan vertical, et que l'opérateur tire à lui et en bas au moyen d'un cordon terminé par un petit poids; l'autre extrémité de celte languette s'attache à la traverse horizontale inférieure d'un cadre rectangulaire mobile autour de son côté supérieur comme axe. Deux ressorts en hélice fixés à la traverse inférieure ramènent le cadre dans sa position première quand on Ten a écarté pour tracer un trait; une vis A servant de butoir règle cette position initiale. Pour arrêter les traits et marquer plus longuement certaines divisions, on a fixé au cadre en son milieu une traverse horizontale munie de deux roues : l'une C creusée à sa périphérie de quatre cavités dont deux plus profondes (si l'on veut allonger les traits cinq et dix); l'autre D à rochet présentant vingt dents et soudée à la première. Au-dessus de cette première roue est une vis d'arrêt B fixée au support même du cadre : quand on tire sur le traçoir, la roue se soulève, et lorsqu'elle vient buter contre la pointe de la vis, le cadre est arrêté et lô trait aussi. La roue à rochet s'est soulevée en même temps que l'autre, laissant son cliquet dégagé; mais quand les ressorts à boudin retirent le cadre en arrière, le cliquet rencontre une des vingt dents de la roue à rochet et la fait marcher, ou plus exactement fait marcher
les deux roues de — de tour. Pour quatre traits consécutifs, la vis
d'arrêt rencontrera la surface non creusée de la première roue; ces quatre traits seront égaux. Au cinquième trait, la pointe de la vis s'engagera dans une des cavités, l'arrêt se fera moins tôt, le trait sera plus long. Au dixième trait, la cavité étant un peu plus profonde, le trait s'allongera davantage. D'autre part, la longueur
336 PROPRIÉTÉS GÉNÉRilLES DE LA MATIÈRE.
absolue de tous ces traits se réglera facilement au moyen des vis A etB.
La pièce à diviser se fixe sur le banc de fonte sous le traçoir, soit simplement avec de la cire molle, soit au moyen de pinces ou de ressorts : dans tous les cas, il faut avoir soin de la placer bien parallèlement à la vis (ce que Ton vérifiera facilement à Taide de la machine même). Selon que la pièce à diviser sera en verre ou en métal, on emploiera un diamant ou un burin en acier que Ton chargera plus ou moins de petites masses ad hoc suivant la dureté de la substance et la profondeur que Ton veut donner au trait.
Usage. — La manœuvre de la machine est maintenant évidente : ayant mis en place la pièce à diviser, on établit la position de Talidade et celle de sa goupille d'après la grandeur des divisions à tracer, on amène le traçoir convenablement réglé en regard du point où doit se trouver la division zéro. Saisissant alors de la main gauche la manivelle et de la main droite la corde du traçoir, on tourne la manivelle à faux sens jusqu'à ce que le gouvernail bute contre la goupille fixe : on se met ainsi au zéro, sans déranger le traçoir de la position initiale qu'on lui avait attribuée, et on trace un trait. On tourne la manivelle de manière à faire glisser le gouvernail jusqu'à la goupille de l'alidade, on lire sur le cordon du traçoir; on tourne à faux sens pour ramener le gouvernail contre la goupille fixe, on repart, on arrive à la goupille de l'alidade, on trace un nouveau trait, et ainsi de suite.
En même temps que le chariot se déplace, il entraine un repère qui, se mouvant devant une division en demi-millimètres inscrite sur le banc, indique à chaque instant le nombre de demi-millimètres parcourus par le chariot.
On peut au moyen de la machine à diviser résoudre l'un des trois problèmes suivants :
I* Tracer des divisions équidistantes d'une longueur donnée : dans ce cas, la grandeur des divisions étant connue, on procédera comme il a été dit plus haut.
!i° Partager une longueur donnée en un certain nombre de parties égales : on mesurera la longueur proposée à l'aide de la machine même (voir 3*), on divisera l'expression numérique de cette mesure