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INSTRUMENTS DE MESURE. — MACHINE A DIVISER

par le nombre de parties voulu et on aura la longueur d'une partie, ce qui revient au premier cas.

3"" Mesurer une longueur donnée : on amènera le fil du réticule du microscope sur Tune des extrémités de la longueur à évaluer, on lira, au repère du chariot et sur la tète de la vis, la position actuelle du chariot; on tournera la manivelle jusqu'à ce que le fil du réticule couvre Tautre extrémité de la longueur à mesurer et on lira de nouveau la position du chariot; la différence des deux lectures sera l'expression de la longueur cherchée.

Le microscope du chariot servira également toutes les fois que Ton voudra vérifier une graduation déjà faite, ou en cours d'exécution ; il permettra aussi de placer exactement le traçoir dans la position initiale quand le zéro devra être en un point déterminé, quand, par exemple, il s'agira de prolonger une division sur une longueur plus grande que la vis de la machine.

Étiide de la vis. — Quelque soin qu'y apporte le constructeur, il n'obtiendra jamais une vis parfaite dont l'écrou progresse à chaque instant d'une quantité rigoureusement proportionnelle à l'angle dont a tourné la vis. Il faut ici, comme toujours, compter avec l'imperfection de l'outil ; et pour pouvoir répondre de Tapproxi-

mation attribuée à l'appareil (le -p — de millimètre dans le mo-

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dèle décrit), on devra d'abord étudier la vis sur toute son étendue à ce degré même d'approximation. Prenant une petite longueur, on la mesurera successivement avec chacune des portions de la vis, on déterminera ainsi les angles correspondant à un même déplacement de l'écrou dans les diverses régions de l'instrument, et on pourra tracer la courbe ou faire la table des longueurs correspondant à un même angle successivement décrit par les différentes spires de la vis. On sera dès lors assuré de faire toutes les mesures à --r- près du pas de la vis, la machine étant construite pour

cette approximation. Quant à la valeur absolue du pas, on ne pourra la fixer que si l'on dispose d'un étalon métrique dont la longueur sera comparée avec une portion de la vis préalablement étudiée ainsi qu'il vient d'être dit.

Machines automatiques, — Dans cette étude de la vis, comme en général dans l'emploi de la machine, on devra soigneusement se

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mettre en garde contre les variations de température, qui modifient et le pas de la vis et la longueur à mesurer : la seule proximité du corps de l'opérateur cause des perturbations qui ne sauraient être négligées. Aussi les appareils automatiques sont-ils de beau* coup préférables. Ils évitent les erreurs dues à la présence de l'opérateur, et en même temps celles qui proviennent de son inattention ou de sa fatigue : enfin le tracé mécanique des divisions est plus régulier, puisque Tefforl reste toujours constant. A l'Exposition universelle de Paris en 1867 figurait une machine automatique de Perreaux, divisant le millimètre en i5oo parties égales (*).

Emploi de la machine à diviser comme comparateur. — La machine à diviser peut évidemment tenir lieu de comparateur : il se présente alors cette circonstance favorable que Ton n'utilise qu'une très petite partie de la vis, toujours la même, et dont il suffit d'être sûr.

Machine à diviser les cercles. — La machine à diviser les cercles, inventée par le constructeur anglais Ramsden, et perfectionnée depuis par Gambey, se rapproche beaucoup de la machine à diviser les lignes droites : elle se compose essentiellement d'une vis d'un pas très régulier, engrenant tangentiellement avec les dents d'un plateau circulaire mobile autour de son centre. Le plateau a 720 dents parfaitement égales (vérifiées au moyen de la machine à diviser la ligne droite); il tourne donc d'un demi-degré à chaque tour de la vis tangente; les fractions de tour s'obtiennent comme dans la machine à diviser la ligne droite. Le cercle à graduer est pla<!é sur le plateau, de telle façon que les centres coïncident; le système se meut au-dessous d'un traçoir identique à celui que nous avons décrit plus haut, et se déplaçant également sur deux rails de manière à pouvoir se fixer à la distance voulue du centre, le burin se mouvant toujours suivant le rayon.

116. Réticule à vis micrométrique. — La vis micrométrique combinée avec un réticule examiné lui-même à un grossissement convenable, fournit le procédé le plus rigoureux pour mc-

{*) Ces divisions se font sur verre avec un diamant très fin et servent de micromètres ou de réseaux.

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