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INSTRUMENTS DE MESURE. — LEVIER A RÉFLEXION

gravité du système aussi près que possible de Taxe ÂA^ : nous aurons un appareil qui, joint à une échelle verticale, conviendra pour mesurer les petites épaisseurs ou la courbure des surfaces sphériques, un yéritable sphéromètre à réflexion. Tel est le levier à réflexion imaginé par M. Cornu (*).

Le levier étant placé sur un plan de verre, et les quatre pointes en conlact avec le plan (*), glissons sous les pointes centrales une lame de verre à faces parallèles dont on veuille connaître l'épaisseur e, le

Fig. 19}

levier ne pourra plus porter sur ses quatre pointes. Faisons-le basculer d'abord d'un côté, puis de Tautre, et lisons les divisions correspondantes 71 et — /i' de réchelle {n/ sera égal à w si le zéro de Téchelle est sur la normale au miroir). Or, on a

e = /sinPAQ=/sina,

ou, si répaisseur est petite,

/ étant la demi-longueur du levier.

Mais, dans le mouvement de bascule, en passant de la position AA' à la position A^Aj, le levier et le miroir ont tourné d'un angle double de PAQ ; le rayon réfléchi ayant lui-même tourné d'un angle

double du miroir, PAQ est le -7 de l'angle mesuré sur l'échelle

divisée, placée à la distance d^

(*) CoHNU, Journal de physique f IV, 7; 1875.

(*) II sera toujours facile au constructeur de réaliser cette condition, mais elle n'est pas indispensable ; si les pointes centrales dépassent un peu, on mesurera leur distunce h à la ligne PP' (en opérant comme nous l'indiquons ici pour mesurer e), et l'on retranchera cette quantité h des nombres donnés par TinstruQient.

et l*épaisseur cherchée e sera

Nous airons vu comment se détermine la valeur métrique du pas de la yis d'une machine à diviser; nous n'avons pas parié de cette détermination pour le sphéromètre à vis, parce que la comparaison avec rétalon métrique est indirecte et difficile (*), si bien que Ton se contente en général de l'affirmation du constructeur, ce qui est' peu scientifique. Dans le cas du levier à réflexion, au contraire, on peut aisément mesurer en valeur absolue /, /i, ainsi que n et d : on mesurera 2/ avec une machine à diviser comparée à l'étalon métrique et par conséquent équivalente à cet étalon ; Téchelle sera tracée ou vérifiée au moyen de la même machine, qui servira encore à contrôler la règle employée pour mesurer d. Toutes les quantités entrant dans la formule seront donc connues en valeur

— de sa , 1000

valeur et par suite d'arriver à une précision de

des opérations.

Le levier à réflexion se prête également bien à la mesure de la

absolue, et il sera facile de connaître chacune à moins de

sur l'ensemble

et

courbure. Le mouvement de rotation du levier posé sur la surface s'efl'ectue autour de la ligne passant par les deux pointes

(') Le meilleur moyen est le procédé optique indiqué par M. Mouton, qui permet de comparer rapidement le pas de la vis à la longueur d*onde de la raie D: nous Texaminerons en son lieu. Parfois cependant on préférera opérer directement. M. Benoit a donné dans le tome I des Travaux et Mémoires du Bureau international des poids et mesures, G. 2i, un exemple de comparaison directe de la vis d*un sphéromètre à Tétalon métrique.

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