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II. — FROTTEMENT

A. — FBOTTeMBNT DK GLISSEMENT.

1 80. Expériences de Coulomb. — AmooloDs (*) est le premier qui ait cherché à évaluer le frottement des solides. Ses expériences L'amenèrentà conclure que le frottement est indépendant de l'étendue des surfaces en contact et proportionnel à la pression (^).

Mais les premières recherches exactes sont dues à Coulomb (^j; elles ont été exécutées à Rocheforl où il était alors capitaine du génie.

L'appareil de Coulomb se composait essentiellement d'un traîneau pouvant glisser sur un madrier horizontal, solidement fixé à deux

poutres de chêne établies elles-mêmes sur une forte table. A l'une des extrémités des poutres, dans l'intervalle qui les sépare, était installée une poulie dont la corde, attachée d'une part au traîneau, portait de l'autre un plateau pouvant recevoir des poids; à l'autre

(') Amonton», Mémoires de l'Aaadémie dn seiencts pour 1699.

(') Suivant Amontona, tous les corps, bien graissés, ont le même rroltemenl. Musschembroeck [Essai de physii/ue. Levde; 1729) montra que cela n'était pas . exact. D'autre part, des Camus [Traité des forces mouvantes. Paris ; 17-22) et Desaguliers [Cours de physique. Londres ; 1725) distinguèrent le frottement au dé' part du froltement pendant le mouvemenl. Vint ensuite Bossut (Traité de mécanique. Paris ; 1763] qui, admettant les théories d'Amontons, posa nettement les conditions des expériences à effectuer et en prévit même les résultats.

{*) Coulomb, Théorie des machines simples ; 1781. Ce travail, publié ea 1783 dans le tome X des Savanli étrangers, a ëté réédité en 1821 par Bachelier avec les autres mémoires de Coulomb.

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