‹ Cours de physique (volume 4)Chapitre 262 sur 402 · HYDROSTATIQUE. — POIDS SPÉCIFIQUE D'UN LIQUIDE · texte numérisé non relu

HYDROSTATIQUE. — POIDS SPÉCIFIQUE D'UN LIQUIDE

d'une tige terminée par un plateau; sur la Uge, laissée creuse de manière que l'on puisse au besoin modifier le lest, est marqué un trait d'affleurement. L'appareil étant convenablement lesté, de façon à ce que la ligne de floltaison soit au-dessus du Irait d'affleurement dans l'eau et dans le liquide, on le pèse : soit P son poids. On le met dans le liquide : ou ajoute des poids marqués p jusqu'à établir l'affleurement ; on le porte ensuite dans l'eau : il faut un poids p' pour obtenir l'affleurement, p — —, est ta densité brute. 3" Procédé du flacon. — Le flacon consiste en un réservoir cylindrique R, surmonté d'un tube étroit portant un trait d'affleurement a. Ce tube se termine en haut par un petit entonnoir £ que

Fig. 31,

l'on peut fermer arec un bouchon B quandon opère sur un liquide volatil. On pèse ce flacon vide : soit p son poids. On le remplit du liquide à zéro, on le pèse : soit P ce poids. On le vide, on le sèche; on le remplit d'eau à zéro, on le pèse: soit P' ce nouveau

poids. KT — ^est la densité brute.

580 PRINCIPALES PROPRIÉTÉS^ DfiS LIQUIDES.

Nous avons indiqué plus haut les précautions à prendre pour établir raffleurement et faire les pesées de manière à obtenir de ce procédé très exact toute la précision qu'il comporte. Le remplissage du flacon peut seul présenter quelques difficultés à cause de rétroitesse du tube qui le surmonte. On réussira généralement à faire descendre le liquide de Tentonnoir dans le flacon en glissant dans le tube a un mince tube de verre tiré à la lampe par lequel on aspirera Tair intérieur (*). Si ce moyen échoue, on procédera au remplissage comme pour un thermomètre, c'est-à-dire que Ton chauffera le réservoir afin d'en chasser une partie de l'air qui se trouvera remplacée par du liquide quand l'appareil se refroidira. On fera bouillir ce liquide dans le réservoir de façon à expulser tout l'air ; on laissera refroidir, et le liquide extérieur viendra remplir complètement l'appareil. Toutefois, si le liquide bout à une température très supérieure à loo^, il est à craindre, d'après ce que l'on sait sur les variations des réservoirs thermométriques (Voy. plus loin), que le flacon porté d'abord à cette température puis refroidi à zéro, porté ensuite à loo^ puis refroidi à zéro, ne reprenne pas à zéro exactement le même volume dans les deux cas. On évitera cette difficulté en opérant le remplissage dans le vide à la température ordinaire, comme l'ont fait MM. H. Sainte-Glaire Deville et Mascart (^) quand ils ont voulu déterminer la densité du mercure.

Enfin, quel que soit le procédé employé, on devra, pour avoir la densité exacte, faire subir à la densité brute certaines corrections qui seront indiquées plus loin.

213. Aréomètres à poids constant. — Outre les deux aréomètres que nous avons déjà décrits (aréomètre de Charles et aréomètre de Fahrenheit), et qui sont à volume constant et à poids variable, on emploie journellement dans les laboratoires et dans l'industrie des aréomètres à poids constant, qui permettent de reconnaître immédiatement si un liquide a la densité voulue.

(^) Le même tube servira à la rentrée de Talr extérieur quand on videra l'appareil. On peut aussi, pour le remplissage, introduire le liquide par le tube effilé servant d'entonnoir ; Tair sortira entre cet entonnoir et le tube du flacon.

(*) H. Sainte-Claire Deville et Mascart, AnnoXté de VÉcole normale supérieure, (2), Vin, 9; 1879.

Page 1