‹ Cours de physique (volume 4)Chapitre 278 sur 402 · CAPILLARITÉ. — TUBE OUVERT; TIGE PLEINE; TUBE CONIQUE · texte numérisé non relu

CAPILLARITÉ. — TUBE OUVERT; TIGE PLEINE; TUBE CONIQUE

c*est-à-dire que le rapport des densités n*est pas égal au rapport inverse des volumes. Cela ne serait vrai que si Ton avait F=F', ce qui n'a pas lieu en général.

M. Duclaux trouve, par exemple, sur un pèse-acides ^=27»', aao,

r=5 millimètres. Pour Teau, F=7,5 : le produit axrF vaut donc

235 milligrammes, c'est-à-dire près de — de p. Si la tension su-

perficielle de Teau venait à disparaître, Finstrument remonterait de

3 millimètres. Avec un liquide dont la tension superficielle serait

de Tj seulement inférieure à celle de Teau, la ligne de flottaison

serait, par ce seul fait, élevée de i millimètre, ce qui ferait sortir

un volume de 78""%5 soit environ du volume total : Tins-

trumeut ne donnera que 2 décimales exactes de la densité.

Les seuls aréomètres justes sont ceux dont la graduation est empirique et Tusage restreint à une seule sorte de liquide, comme Talcoomètre centésimal de Gay-Lussac.

Encore faut-il remarquer, avec M. Duclaux, que la méthode ordinairement suivie pour graduer ces instruments, au moyen d'un étalon, n'est exacte que sous certaines réserves. Soient en effet P le poids de Falcoomètre étalon, p le poids de Talcoomètre à graduer, R et r les rayons des tiges des deux instruments ; V et V les volumes des deux aréomètres immergés dans un alcool de densité d et de tension superficielle F; V et / les volumes immergés dans un alcool de densité d^ et de tension superfi* cielle F'; on a

\d =:P-h27:RF, vd =p-h2^rF, V'rf = P-h2uRP, s>'d'=p-h2T.rF,

d'où

\ dP-h2T.RF i;é/> + 2xrF

V~rfP + 2xRF'^ v'~dp-h2T:rF

Le procédé suivi exige que

ce qui n'a lieu que si

P-h2TCRF ;^-f-27:rF P-H27:RF'~/7-h2i:rP'

ou

c'est-à-dire, F étant différent de ¥\

Si cette condition n'est pas remplie, il faut s'astreindre à déterminer directement assez de points de repère pour que le procédé graphique fasse connaître les points intermédiaires sans erreur sensible. C'est ainsi en effet que l'on procède pour les alcoomètres de précision : on obtient des instruments dont les indications diffèrent à peine de celles d'une analyse directe, à condition toutefois que l'instrument soit toujours bien mouillé par le liquide dans lequel on le plonge.

Telle est en effet la condition première de l'usage régulier de tout aréomètre. Les expériences suivantes, dues à M. Duclaux, en prouvent nettement l'importance. L'aréomètre étant en équilibre dans l'eau pure, prenons entre le pouce et l'index une goutte imperceptible d'huile, étendons-la sur les deux doigts, puis plongeons l'un d'eux dans l'eau. Immédiatement l'aréomètre se relève. Un voile imperceptible d'huile s'est étendu à la surface de l'eau et adhère maintenant aux parois de l'éprouvette et à la tige de l'instrument, de telle sorte que si nous jetons l'eau et en reprenons de nouvelle, l'effet de l'huile persistera. Il faut un lavage à l'alcool et un frottement énergique pour rétablir l'affleurement normal. Cette expérience montre toute l'influence d'une trace de matière grasse sur la position du point d'affleurement, et justifie la pratique des constructeurs, qui ont coutume d'ajouter deux ou trois gouttes d'alcool à Teau dont ils se servent pour marquer le zéro.

En versant de la vapeur d'éther, ou en faisant tomber une ra-

Page 1