CAPILLARITÉ. — INFLUENCB DE LA PAROI SOLIDE
On lire de là
F est toujours positif, 6 est donc obtus quand f est positif, c'est-à-
Fig. 36 1
dire quand le liquide ne mouille pas la paroi. Si /= o, 6 = go* : acier légèrement gras et eau. Si /* est négatif, Tangle devient aigu, le liquide commençant à mouiller la paroi. Pour que l'équation qui définit 0 donne une valeur réelle de cet angle, il faut que—/ soit plus petit en valeur absolue que F, ce qui exige que F' soit plus pelit que F, valeur à partir de laquelle intervient le cas des liquides mouillant parfaitement.
Expériences de Wilhelmy et de M, Qiiijicke. — Wilhelmy (*) et M. Quincke (^) ont fait de nombreuses mesures de phénomènes capillaires dans les conditions pour lesquelles Tangle de raccordement est compris entre o et 90". Wilhelmy même pense que Tangle de raccordement du liquide mouillant parfaitement ne doit qu'exceptionnellement être nul. 11 admet, après Poisson, que la gaîne liquide adhérente au solide doit en général avoir une densité notablement différente du reste du liquide, et par conséquent provoquer la formation d'un angle 6, dépendant de la condensation spéciale du liquide adhérent. 11 est sans doute possible que les choses se passent ainsi. Mais d'une part, les mesures les plus précises établissent pour les liquides mouillant bien des angles toujours petits : l'eau au contact du verre donne à M. Quincke 6 = 4"4o' H-
(*) Wilhelmy, Pogg. Ann, CXIX, 177; CXXI, 4i; CXXII, i ; 1863-64. («) Quincke, Fogg. Ann, CXXXV, 621 ; CXXXIV, 1 ; 1868-70. (') Poisson supposait cet angle de 3o« à 40®. Il est vrai qu'en njoutant à Teau une trace de matière grasse, Quincke vit Tangle monter de 4^40 à 4o<>3i'.
D'autre part, on rencontre dans ces expériences une instabilité spéciale, qui rend les mesures singulièrement difficiles. Nous n'insisterons donc pas davantage sur ces faits, tout intéressants qu'ils sont; nous mentionnerons seulement les expériences très ingénieuses de M. Quincke (*) pour déterminer le rayon de la sphère d'activité moléculaire.
Ray 071 de la sphère (T activité moléculaire. — Sur une lame de verre déposons une couche d'argent en forme de coin à angle très aigu (^), coupons cette lame en deux par une section perpendiculaire à l'arête du coin ; mettons en regard les deux moitiés de manière à constituer un système de deux lames parallèles voisines, trempons le système dans l'eau, et mesurons l'ascension du liquide aux divers points. Cette ascension, là où la couche d'argent est nulle, aura la valeur connue ; puis, à mesure que la couche d'argent devient plus épaisse, 6 augmente, et l'ascension h diminue jusqu'à ce que, l'épaisseur de la couche ayant atteint une certaine valeur, 0 et h restent ensuite constants : cette valeur mesurera évidemment le rayon p de la sphère d'activité moléculaire de l'argent relativement à l'eau. Voici, par exemple, les résultats d'une expérience ainsi conduite (^j.
Distance des deux lames: o™",633.
o^oo4o
o,oo8o o,oi3o
(î) Quincke, Togg, Ann., CXXXVIT, 402; i869.
(') Pour cela on argenté la lame avec une couche de liquide Martin, sur laquelle on a posé un cylindre de verre de grand rayon, de façon à avoir une lame de liquide d'épaisseur graduellement croissante depuis la ligne de contact jusqu'au bord.
(^) Les épaisseurs e de l'argent aux divers points x étaient mesurées au moyen de TéchcUe des teintes de Newton^ la couche d'argent déposée étant partout transparente.