VI=-V7= J
et Téquation d'équilibre devient d'où
On \oit comment la mesure de h permet d'avoir la tenéion superficielle / à la surface de séparation de deux liquides de densités d^ et rfj connues. M. Quincke a mesuré cette tension pour un certain nombre de couples de liquides; il l'a trouvée en général peu considérable (^) ; il a constaté d'ailleurs qu'elle diminue avec le temps,
(t) Sie'nrO, £=7/».
(») M. Quincke a vérifié que/<F,— F^ toutes les lois qu'une gouUe du liquide I projetée sur le liquide a s'y étale complètement. Pour qu'en ejfet une goutte du liquide i puisse persister à la surface du liquide a, il faut que sur chaque élément du contour de la goutte les trois forces F2, F4, /se fassent équilibre, ou
rig. 38o
bien que Tune d'elles, F2, soit égale à la somme géométrique des deux autres, ce qui exige que F2<F4+/. Sinon, la goutte du liquide i sera tirée de tous côtés par la force F2 que ne peuvent équilibrer les deux autres. C'est ainsi que l'eau s'étale sur le mercure parfaitement propre, que Thuile s'étend à la surface de Teau bien pure, ce qui, soit dit en passant, explique comment la moindre trace
682 PRINCIPALES PROPHIÉTÉS DBS LIQUIDES.
ce qui indique un commencement de mélange : f=o serait en efTet la définition de deux liquides parfaitement miscibles.
Les mesures de M. Quincke sur les gouttes d'un liquide dans un autre liquide lui ont donné des valeurs de 6' affectées des mêmes incertitudes que nous avons déjà signalées pour le mercure dans Tair ou dans Teau. La détermination des hauteurs respectives des deux liquides superposés dans un même tuhe capillaire (M n'a pas donné de meilleurs résultats.
241. Raccordement de la surface de séparation de deux liquides avec une paroi solide. — Lorsque la surface de séparation des deux liquides rencontre une paroi solide, le rac-
Fig 38 1
cordement s'effectue sous un angle 6 facile à calculer. Soient en effet/i la constante d'adhésion du premier liquide pour le corps solide,^ la constante d'adhésion du deuxième liquide,/ la tension superficielle à la surface de séparation des deux liquides, la somme
de graisse peut changer considérablement la tension superficielle de Teau, à tel point par exemple qu'une nouvelle quanliié d*huile projetée sur Teau y restera sous Torme de goutte. La tension /étant ordinairement petite, presque tout liquide déposé sur un deuxième liquide h tension superflcielle un peu forte s'y étale jusqu'à ce que son épaisseur atteigne la grandeur du rayon d'activité sensible.
(^) Quand sur un premier liquide soulevé dans un tube capillaire on introduit une petite quantité d'un deuxième liquide mouillant le tube, la hauteur de la colonne soulevée est modifiée. Ainsi Young vit le niveau de l'eau dans un tube capillaire baisser notablement par la superposition d'un peu d'huile. M. Quincke constata une action analogue de l'alcool sur Teuu et de l'essence de térébenthine sur l'huile d'olive. Dans ces Jeux derniers cas, les liquides étant miscibles l'un à l'uuLre, il n'y a qu'un ménisque, au liquide supérieur, et le poids delà colonne soulevée est exactement celui que comporte la tension superficielle de ce liquide (226). Quand il y a deux ménisques superposés, le poids total des liquides soulevés est la somme des poids soutenus par les deux ménisques. (Van deu MENsonucGHs, Mémoires de V Académie deBruxtlles^XLl^ 1873.)