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après une secousse :
Valeur de t'.
Ainsi, une goutte de mercure posée sur un plan de verre ne se trouve jamais en équilibre. Il en est très probablement de même d'une colonne de mercure dans des tubes communiquants, de diamètres inégaux, bien qu'ici le frottement puisse établir un équilibre apparent. Mais alors deux expériences consécutives donneront pour F et 6' des valeurs discordantes, comme cela ne s'est que trop présenté aux divers observateurs.
CAPTLUBtTÉ. — AIGUILLE FLOTTANT, INSECTES MARCHANT SUB L'EAU. 679
S3B. Aiguille flottant, Insectes marchant sur l'eau. —
Si l'on dépose sur l'eau une aiguille d'acier, que l'on a préalablemenl passée entre les doigts de manière à la graisser très légèrement, celle aiguille, dont la densité est cependant sept fois celle de l'eau, reste à la surface du liquide qui se creuse assez fortement autour d'elle (*). En se reportant à ce que nous avons dit de la tension superficielle (219), on ne sera pas surpris de voir l'aiguille, que l'eau ne mouille pas, reposer à la surface comme sur une membrane élastique, l'action du ménisque s'ajoutant h la pression hydrostatique pour faire équilibre au poids de l'aiguille.
Si ce dernier est trop considérable, la membrane se déchire, et Taiguille tombe dans l'eau. De même si à la longue l'aiguille se
mouille, l'action du ménisque qui se forme sur les bords l'entraîne rapidement à l'intérieur du liquide.
C'est par un mécanisme lout semblable que certains insectes peuvent marcher sur l'eau : leurs pattes sont naturellement enduites
d'une substance grasse qu'il suffit d'enlever {en les lavant avec de l'éther) pour les faire enfoncer dans l'eau.
(*) Ce tait paratl avoir été découvert par le cunBtrucleur anglais Nobh&n, qui le monUra à Gilbert, en 1575.
B, — LIQUIDE AU CONTACT d'uN AUTRE LIQUIDE.
240. Tension superficielle à la surface de séparation de deux liquides. — Considérons maintenant le cas de deux liquides non miscibles en contact. De part et d'autre de la surface de séparation des deux liquides i et 2 s'exercent les tensions F^ — F' et Fj — F', F' représentant l'action du liquide i sur le liquide 2 ou l'action inverse du liquide 2 sur le liquide i ; la tension superficielle résultante est donc
Expériences de M. Quincke, — M. Quincke (*) a cherché à mesurer cette tension au moyen de gouttes formées soit par le liquide le plus
Fig. 378
dense au fond d'un vase rempli du liquide le moins dense (mercure et eau (flg. 378)), soit par le liquide le plus léger sous une lame de
Fig. 379
verre appliquée sur la surface supérieure du liquide le plus lourd (huile et eau, air et eau (fig. 379)).
Si la goutte est assez large pour que sur le bord l'un des rayons de courbure puisse être considéré comme infini, on a, en désignant par R l'autre rayon, par j l'ordonnée d'un point quelconque du bord, par d^ la densité du liquide le plus léger, et par d^ la densité
du liquide le plus lourd,
(») QujNCKB, Vogg. Ann., CXXXIX, \ ; «870.