CAPILLARITÉ. — MOUVEMENT DE DEUX PLAISS PARALLÈLES
et égale au poids du prisme cac (ce étant pris égal à ca). La résultante des pressions exercées sur la paroi Aa est donc représentée par le poids d'un prisme d'eau ayant pour section droite le trapèze AA'cc', et cette pression résultante est dirigée du côté du liquide soulevé. Une force semblable. agit sur la lame B&. Les deux lames doivent donc marcher l'une vers l'autre, et les actions auxquelles elles obéissent croissant à peu près en raison inverse du carré de leur distance, le mouvement continuera jusqu'au contact.
On verrait de même que deux lames de verre, plongées dans le mercure, seront également poussées Tune vers l'autre par une pression d'autant plus énergique qu'elles seront plus rapprochées.
Fig. 383
Considérons enfin deux lames dont l'une soit mouillée et l'autre non. Supposons d'abord les deux lames assez éloignées pour que les ménisques aient partout leur entier développement : chaque lame, se trouvant alors sollicitée sur ses deux faces par des forces égales, reste au repos. Rapprochons les lames, le liquide intérieur est obligé de s'accommoder à une forme intermédiaire : il s'abaisse du côté
Fig. 384
Fig. 385
de la lame mouillée et s'élève de Tautre, le point de raccordement y» où le rayon de courbure est infini, restant nécessairement dans le plan de la surface libre. Il est visible que sur l'une et l'autre lame
les actions extérieures remportent et tendent à éloigner les deux plans (^). Si cependant on rapprochait assez les deux plans pour faire disparaître le ménisque yx (lequel disparaît le premier, la branche va qui se raccorde à la lame A sous Tangle 6 étant toujours plus petite que la branche ^B qui se raccorde à la lame B sous Tangle o) et pour forcer le liquide à s'élever entre les deux lames, la répulsion pourrait se changer en attraction, comme la montré Laplace.
Attraction et répulsif m des corps légers flottant à la surface dun liquide. — Les attractions entre des flotteurs tous les deux mouillés ou tous les deux non mouillés et les répulsions entre flotteurs, l'un mouillé, l'autre sec, se rattachent aux mêmes principes, ainsi que l'expérience suivante, indiquée par Mariolte (^). Un verre à boire est à moitié plein d'eau: à côté on place un deuxième verre que l'on remplit entièrement, de manière à ce que Tenu déi)asse le niveau du verre. On voit alors les bulles d'air qui existent à la surface du liquide se porter au bord dans le premier verre et au centre dans le deuxième ('). De petits corps légers mouillés se comporteront comme les bulles d'air, tandis que de petits flotteurs non mouillés seront entraînés vers le centre du verre demi-plein et à la périphérie du verre qui déborde. Tous ces faits s'expliquent immédiatement si l'on remarque que dans le premier cas la surface de l'eau est concave, dans le deuxième convexe, et si l'on se rappelle qu'il ^ a attraction entre deux corps toutes les fois que les ménisques formés au voisinage des corps sont tous les deux de même sens, répulsion dans le cas contraire.