CAPILLARITE. — MOUVEMENT D'UNE GOUTTE DE MERCURE
tube cooiquedont Taxe est horizontal, et dans ce tube une colonne liquide terminée d'une part à un cercle de rayon r, d'autre part à un cercle de rayon R. Sur le périmètre du cercle de rayon r agit une force Fcosô'.a^:/-, dont la composante parallèle à Taxe du tube
Fcosô'airrcos^ (a^ désignant Tangle au sommet du cône) produit»
.,, j - . FcosO'ax/cosû aFcosô'cosâ par unité de surface, une pression -^ -:= !-.
Sur Tautre extrémité de la colonne s'exerce une pression, par unité
de surface, égale à ^ H y aura donc mouvement. Si le
liquide mouille parfaitement, les deux pressions sont Tune et
l'autre dirigées vers l'extérieur, et le liquide, obéissant à la plus
2 F cos 3 grande- =-, marchera vers la pointe du tube. Si le liquide ne
mouille pas le tube, les pressions sont toutes les deux dirigées vers l'inlérieur, c'est encore leur différence qui agit, et comme cette
Fig. 386
différence est toujours de même signe que la pression sur la plus petite base, le liquide s'éloignera du sommet. On vérifiera aisément le fait en introduisant une petite colonne de mercure dans un tube conique en verre. Quant au premier cas, il se présente constamment avec l'eau dans les pipettes, ainsi qu'avec l'encre dans les tire-lignes, où le phénomène est évidemment du même ordre.
244. Mouvement d'une goutte de mercure dans Teau acidulée. — Nous citerons encore l'expérience suivante, due à M. Lippmânn (*), et dans laquelle on observe des mouvements énergiques et réguliers. On met une large goutte de mercure dans une soucoupe. Par-dessus, on verse de l'eau additionnée d'acide sulfu-
(*) LiPPMANN, Journal de pkysiquBy I, 396; 1872.
688 PRINCIPALES PHOPRIÉtÉS DES LIQUIDES*
rique et d'un peu de bichromate de potasse. Enfin sur le bord de la soucoupe on fixe un fil de fer plongeant dans Teau acidulée et arrivant au contact du mercure. La goutte se contracte aussitôt, puis revient toucher le fil de fer, se contracte de nouveau, et le même jeu se continue pendant plusieurs heures. Au contact, en effet, du liquide oxydant, la tension superficielle diminue, la goutte s'aplatit; elle touche alors le fil de fer avec lequel elle forme un couple voltaîque, dans lequel Thydrogène se porte sur le mercure et réduit la surface : de là contraction. Le contact cesse, la goutte s'oxyde de nouveau, et les mêmes phénomènes recommencent.